« Nous sommes la première commune de France à avoir obtenu l’accord de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) pour acquérir le 30 17 » a déclaré le maire de Carrières-sous-Poissy, Christophe Delrieu (DVD), la semaine dernière. Ce numéro unique devrait permettre aux Carriérois d’être liés directement à la centrale téléphonique de la police municipale. Facilement mémorisable, il permettra de joindre la police municipale rapidement « pour avoir une primo intervention en police secours, ou sur des différends qui au départ sont verbaux et qui pourraient dégénérer », explique Christophe Delrieu.

Si l’objet de la plainte s’avère plus important, la police municipale pourra alors contacter directement la police nationale. Des agents administratifs recevront une formation de vidéo-opérateurs et seront joignables 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. L’agent en charge de la réception de l’appel aura la possibilité de commencer à visionner ce qui se passe sur le terrain. « Aujourd’hui les caméras mises en place ne font qu’enregistrer. Les images sont utilisées sur saisie du procureur dans le cadre des enquêtes de police judiciaire », affirme le maire, pour qui le dispositif devrait être opérationnel « à la mi-mai. »

De fait, il s’effectuera une réorganisation, en trois brigades, de la police municipale. Elle sera composée d’une brigade d’intervention, directement liée à la brigade de la centrale téléphonique et de vidéo-opérateurs. La troisième sera, elle, chargée de la surveillance de la voie publique et de l’environnement, afin notamment de gérer les constats d’insalubrités.

« J’ai souhaité mettre un coup de fermeté sur cela. Il est inamissible de ne pas avoir un logement décent quand on paie un loyer. Pas loin de 70 logements sont insalubres à Carrières », relève le premier magistrat de la commune. Le maire a également annoncé l’acquisition de trois nouveaux véhicules et de deux flash-balls. Le groupe d’opposition (DVG) Pour Carrières, notre ville notre avenir considère que « la sécurité ne doit pas faire l’objet de récupération politique comme c’est désormais le cas » et que « le flash-ball n’empêchera pas les rodéos de quads et de motos » ni « les squattes d’immeubles et les cambriolages qui se multiplient. »