Lundi 11 mai, dans la salle des fêtes, le public est restreint, sinon complètement absent, pour cette réunion publique consacrée au prochain budget de la commune. La faute au beau temps ? « Je voudrais remercier les sept Gargenvillois qui ont abandonné le barbecue et le rosé », lance avec humour le premier magistrat Jean Lemaire (UDI).

Au menu ce soir-là figure pourtant l’augmentation de 19,5 % des taux de la part communale des impôts locaux. Si la valeur locative du bien est de 5 000 €, cela représente tout de même une croissance de 88 € de la taxe d’habitation sans personne à charge, et de 182 € de la taxe foncière.

« Nous avons toujours vécu très largement au niveau des impôts, nous touchions des taxes professionnelles relativement importantes, a expliqué le maire élu l’an dernier. Nous sommes équipés comme une commune de 20 000 habitants, donc nous avons des coûts de fonctionnement de 20 000 habitants (Gargenville compte 6 800 habitants, Ndlr). »

La majorité gargenvilloise, comme toute nouvelle équipe, avait deux choix pour résoudre les problèmes financiers futurs, a avancé Jean Lemaire : « Soit nous augmentions les impôts tous les ans jusqu’à la fin du mandat, soit nous faisions une bonne augmentation dès le départ, avec un engagement de ne plus bouger les taux. »

Forte hausse d’impôts : Meulan-en-Yvelines et Epône aussi concernées

Le maire d’Epone Guy Muller (UMP) a choisi d’augmenter de 20 % les taux de la part communale des taxes locales cette année. A Meulan-en-Yvelines, la maire Cécile Zammit-Popescu a procédé à une croissance encore plus importante, puisque les taux grimperont de 22,6 % pour la part communale. Plus de deux cent personnes ont d’ailleurs assez vigoureusement protesté lors de la réunion publique organisée par la majorité.