Avec l’arrivée d’internet il y a une quinzaine d’années, il leur avait déjà fallu revoir toute leur communication. Aujourd’hui, les municipalités de la vallée de Seine sont surtout confrontées à la prédominance du téléphone portable dans la vie de tout les jours, et cherchent pour nombre d’entre elles à y être aussi représentées.

Ces derniers mois, plusieurs mairies ont ainsi engagé leur présence sur de nouveaux supports, ou envisagent de le faire. A Limay, le choix a été fait de proposer des informations par SMS. Pour l’instant, seuls quelques événements ont été annoncés par ce biais, comme la Guinguette d’été.

La mairie de Triel-sur-Seine a déjà lancé son application mobile depuis un moment. Disponible pour les téléphones dotés d’Android (Google, Ndlr) ou d’iOS (Apple, Ndlr), elle reprend son site internet dans un format plus adapté aux petits écrans. Ce sont d’abord les informations pratiques qui sont mises en avant, en particulier les horaires et emplacements des équipements et commerces communaux.

L'application mobile de Triel-sur-Seine permet, entre autres, de regarder sur une carte l'emplacement des différents équipements publics et commerces que compte la commune.
L’application mobile de Triel-sur-Seine permet, entre autres, de regarder sur une carte l’emplacement des différents équipements publics et commerces que compte la commune.

A Poissy, les entreprises ont jusqu’au 18 septembre pour répondre à un appel d’offres destiné à la création d’un nouveau site internet, d’un module de petites annonces (encadré)… ainsi que d’une application mobile fonctionnant sous Android et iOS, mais aussi avec le système d’exploitation mobile de Microsoft.

Gérant la localisation et intégrant le paiement du stationnement, celle-ci devrait reproduire dans une large part les contenus du site internet de la ville. « Cette application devra permettre de gagner en réactivité, valoriser l’image de la ville, satisfaire à toutes les obligations de la réglementation, favoriser l’innovation et les opportunités économiques », est-il indiqué de manière assez ambitieuse dans les documents de l’appel d’offres.

Enfin, aux Mureaux, un questionnaire a été diffusé cet été, afin de savoir si les habitants souhaiteraient disposer d’une application mobile municipale. « Aujourd’hui, une majorité des gens qui vont sur les sites internet le font à travers leur smartphone, la navigation devient très importante », évoque le service communication muriautin à propos du confort de consultation.

A Limay, le lancement des actualités communales par SMS s'est fait en douceur, avec seulement deux envois depuis trois mois.
A Limay, le lancement des actualités communales par SMS s’est fait en douceur, avec seulement deux envois depuis trois mois.

« Il y a aussi des choses qui sont possibles sur une application et pas sur le site internet, vous pouvez consulter les données même quand vous n’êtes pas en ligne », complète la direction de la communication. Pour l’instant, la majorité des retours au questionnaire semblent positifs, alors même que les fonctionnaires municipaux s’attendaient à des avis contrastés sur le sujet.

En effet, l’investissement nécessaire à une présence sous forme d’application n’est pas négligeable. Il faut ainsi débourser entre quelques milliers et quelques dizaines de milliers d’euros, selon la complexité et la compatibilité souhaitées.

La sauvegarde de la vie privée est également un point faible des applications mobiles, souvent très gourmandes en données personnelles, du numéro de téléphone jusqu’à récupérer tous les contacts. L’application mobile trielloise reste mesurée à ce niveau et fait figure de bonne élève. « L’idée n’est pas du tout d’être intrusifs et d’aller chercher des infos sur les habitants », rassure quant à lui le service communication des Mureaux.

POISSY SE LANCE DANS LES PETITES ANNONCES

Dans le cadre de son appel d’offres destiné à la création d’un nouveau site internet et d’une application mobile afférente, la mairie de Poissy demande également à ses éventuels prestataires, de manière optionnelle, la création d’un gestionnaire de petites annonces. Ce portail sera ouvert à tous, et pas qu’aux pisciacais. Très ambitieux, il fonctionnera sur le même principe que Le bon coin, à deux différences près.

Tout d’abord, une carte devrait afficher l’emplacement de l’annonce sur chaque annonce. Ensuite, les rubriques d’annonces possibles concernent évidemment des objets, mais aussi des cours particuliers, du covoiturage, de la garde d’enfants ou d’animaux, l’organisation collaborative de voyages de groupes, ainsi que des dons, et bien d’autres domaines dans lesquels les internautes peuvent échanger des services.