Le barrage d’Andrésy est une réalisation ancienne qui sert à gérer la circulation fluviale entre l’Île-de-France et Rouen. Ces plans de constructions ont été réalisés « durant les années 1953 à 1959 par le groupement d’entreprises ayant pour mandataire la société Truchetet et Tansini », précise le règlement de la consultation relative au projet de rénovation du génie civil du barrage. La structure a déjà fait l’objet de rénovation ces dernières années. Le barrage a été automatisé entre 2007 et 2009. Il fut pendant longtemps un barrage mécanique, activé par l’action de l’homme. « Maintenant c’est automatique, il y a un professeur qui calcule la hauteur des hausses et mesure les variations », explique Morgane Wernert, chef d’unité Études et grands travaux de Voies navigables de France (VNF), maître d’ouvrage du projet.

Alors qu’un diagnostic de génie civil avait été réalisé, en 2009, par les services Navigation de la Seine et Techniques de la voie d’eau du ministère du Développement durable, VNF a lancé un marché en vue de moderniser la structure existante, et réduire les coûts de fonctionnement. « Les rénovations à venir concernent tout ce qui est au-dessus de l’eau. Il y a des dégradations du béton armé. On va élargir les cabines pour que la maintenance se fasse dans des meilleures conditions de sécurité », insiste Morgane Wernert. Mais les travaux ne débuteront pas tout de suite. VNF attend ce mois-ci les propositions de cabinets de conceptions, avant de commencer les études en 2016.

Le programme d’actions débutera par un diagnostic poussé, puis la rédaction d’un avant-projet et d’un projet. Le démarrage des travaux n’est pas prévu avant 2018. « Sur l’eau, les échelonnements sont un peu compliqués, admet la chef d’unité Études et grands travaux de VNF. Ce sont les études de maîtrise d’œuvre qui permettent d’affiner. » Une passerelle publique reliant les deux rives de la Seine est également envisagée mais « dépendra de la volonté des collectivités locales », précise VNF. « Le cœur d’Andrésy se trouve sur la rive droite. Les habitants de la rive gauche se sentent donc isolés depuis trop longtemps », explique Hugues Ribault, maire d’Andrésy.

Les habitants sont contraints d’utiliser leur voiture pour se rendre d’une rive à l’autre. Avec une passerelle, ils pourront traverser l’île Nancy et la rive gauche du bras principal de la Seine. Que ce soit à pieds, en vélo, ou en fauteuil roulant. « Avec l’arrivée de la nouvelle zone portuaire, la création de la circulation douce le long de la Seine et un centre de services pour tourisme à Andrésy en plus du parc de loisirs d’Achères, nous avons saisi l’opportunité de proposer ce projet de passerelle. Il a été retenu. Il ne nous reste plus qu’à nous réunir autour d’une table avec tous les acteurs concernés dont les représentants départementaux pour programmer les moyens de financement », confie Hugues Ribault. Le maire tient à ce projet surtout avec l’arrivée de la voie de circulation douce sur les berges de Seine. « Nous ne nous rendons jamais là-bas, explique un client du Café de la Gare. On oublierait presque que le barrage existe alors si nous pouvons aller nous y promener ça sera avec plaisir. »