Relancer l’économie d’une ville demande la création de nouvelles zones habitables, commerciales et bureautiques. Achères s’est lancé dans un plan global d’aménagement (Pga) élaboré en 2004 dans lequel apparaît le projet de Zac de la Petite Arche.

Les deux terrains qui constituent la Zac de la Petite Arche se trouvent concernés par le plan de prévention du risque d’inondation (Ppri) et doivent donc subir des travaux pour palier ces risques. Dans un souci de protection de l’environnement, différentes études ont été effectuées : elles ont dévoilé la présence des crapauds calamites ainsi que dix espèces d’oiseaux.

« Nous avons reçu une dérogation pour détruire leur zone d’habitation », explique Delphine Coué, responsable de la communication chez Sequano Aménagement. Cette dernière est le maître d’ouvrage du projet d’aménagement de la Zac de la Petite Arche. Pour pallier cette destruction, une zone compensatoire doit être créée. Un réseau de mares et de canaux sur un terrain de 13 000M² environ, qui appartient à la ville d’Achères, verra le jour. Des zones sableuses (2 300M²), des pierriers et des haies végétales (175m²) créeront ainsi un écosystème pour toutes les espèces animales présentes sur la Zac. « Les travaux coûteront plusieurs centaines de milliers d’euros », confie la mairie.

Les aménagements doivent être terminés avant les travaux d’urbanisation de la Petite Arche. Cependant la période de reproduction des crapauds calamites étant précise, les travaux débuteront le 4 janvier 2016 et s’achèveront deux mois plus tard pour que les crapauds retrouvent leur habitat en avril. « Les crapauds calamites ne sont pas là chaque année mais lors de la réalisation des études faune/flore pour l’étude d’impact en 2010, des crapauds calamites venant de la carrière voisine ont été repérés sur notre Zac », développe la mairie. Effectivement, la concernée se situe à la lisière du parc Saint-Jean.

Sequano devra suivre l’évolution écologique sur les cinq prochaines années. « Nous devons être sûrs que les animaux se sont bien adaptés et être prêts à apporter des mesures complémentaires si besoin est », ajoute Delphine Coué. Afin de répondre au mieux aux demandes des habitants, des animaux et bien sûr des enjeux du plan global d’aménagement, Sequano consulte la mairie. « Nous n’avons pas encore choisi l’entreprise qui effectuera la nouvelle installation pour les crapauds », conclut la mairie alors que les délais arrivent à terme à la fin du mois.

La protection des crapauds calamite : une priorité

Un crapaud calamite vit souvent aux lisières des forêts.
Un crapaud calamite vit souvent aux lisières des forêts.

Le crapaud calamite vit dans les plaines et moyennes montagnes. Il construit son habitat dans des endroits où la végétation est rase avec des sols nus comme des zones sablonneuses, de graviers ou en lisière de forêt. Il affecte également les lieux créés par l’homme comme les carrières, les murets ou les friches. Dans le nord, il se reproduit d’avril à août et choisit des points d’eau peu profonds et ensoleillés : marres, bassins de carrières, flaques d’eau, etc. Un arrêté du 22 juillet 1993 ordonne la protection de cette espèce d’amphibien qui demeure une espèce à surveiller.