Lutter contre le détachement frauduleux, est l’une des missions de l’unité régionale d’appui et de contrôle du travail illégal (Uracti). Ce dispositif a été mis en place en décembre 2014 par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi. En Ile-de-France, il comprend une vingtaine d’agents.

« Lorsqu’un salarié est détaché, c’est la réglementation locale qui s’applique », note Thierry Dabée, inspecteur du travail dans les Yvelines. Ce qui n’est pas toujours respecté : « En Roumanie, le Smic est à 300 euros bruts. Pour l’entreprise, il est plus avantageux de payer selon la législation roumaine plutôt que française. »

En 2016, l’Uracti a réalisé 1 930 contrôles dans la région. Près de 70 % d’entre eux, ont concerné des chantiers et 90 infractions ont été détectées. Plusieurs sanctions sont possibles, allant de l’amende à la suspension de la prestation. Dans les Yvelines, deux entreprises ont été condamnées pour travail dissimulé sur un chantier à Viroflay. Leurs dirigeants ont écopé de peines de prison avec sursis.