Comme bon nombre de ses anciens collègues au gouvernement avant lui, Emmanuel Macron s’est rendu aux Mureaux le 7 mars. De passage au pôle Molière, le candidat à l’élection présidentielle a été accueilli par plusieurs écoliers visiblement ravis de cette rencontre. L’ancien ministre de l’économie a ensuite rencontré des représentants de plusieurs associations d’aide à la réussite scolaire au cours d’une table ronde.

L’occasion pour le leader du mouvement En marche de dérouler son programme pour les quartiers populaires. Notamment sa volonté de diviser par deux le nombre d’élèves dans les classes de CP et CE1 des Rep (Réseau d’éducation prioritaire) et Rep+. « C’est là qu’on va pouvoir corriger des choses, a estimé Emmanuel Macron, et d’ajouter son objectif qu’on « ne laisse plus passer des jeunes qui ne savent pas lire et écrire ».

Au pôle Molière, Emmanuel Macron a été accueilli par de nombreux jeunes écoliers, fous de joie de pouvoir obtenir autographes et photos avec le candidat.

Autre point évoqué, la lutte contre les discriminations avec « un testing des entreprises » et une publication de la liste de celles « qui ont ces pratiques [discriminatoires] », indique le candidat à la présidentielle. Emmanuel Macron a également assuré qu’il allait « doubler le budget de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine, Ndlr) ».

La mesure des « emplois francs », a également été soulevée par Emmanuel Macron. Elle prévoit des charges allégées de 15 000 euros pour ceux qui embauchent en CDI, « une espèce de bonus quand vous prenez quelqu’un des quartiers », explique l’ancien ministre de François Hollande. Suite de la visite aux Mureaux au Celtique, un café du centre-ville, où le chef du mouvement En marche a rencontré ce que son équipe appelle des « role models », soit des modèles de réussite issus des quartiers populaires.

Parmi ces jeunes figuraient plusieurs membres du mouvement En marche, ainsi que le célèbre humoriste Yassine Belattar. Avant cette rencontre, Emmanuel Macron a affiché son ambition de « créer des modèles » pour les jeunes des quartiers : « Ils n’ont pas d’exemple de réussite par l’entreprise. »

Le programme abordé en réunion publique

Le mouvement En marche avait la part belle aux Mureaux la semaine passée. Le vendredi 10 mars, quelques jours après la venue d’Emmanuel Macron, c’est également au Pôle Molière des Mureaux que l’équipe yvelinoise du mouvement organisait une réunion publique. Devant une soixantaine de personnes, le programme fraîchement dévoilé du candidat à l’élection présidentielle y a été abordé.

Si dans le public, les premiers rangs étaient plutôt déjà acquis à la cause d’Emmanuel Macron, ce sont plutôt les derniers rangs qu’il restait à convaincre. L’un d’entre eux a clairement affiché son opposition au candidat Macron. « On me dit que c’est nouveau, renouvelé, il faut changer les têtes … Bertrand Delanoë, Robert Hue, Alain Madelin, ce ne sont pas de jeunes pigeons que je sache », s’est étonné ce participant « sceptique ».

Aziz-François Ndiaye, référent yvelinois du mouvement En marche, lui a répondu : « Sauf que vous oubliez juste une chose, aujourd’hui c’est moi qui suis là, pas Delanoë. […] Que Bertrand Delanoë dise « je vote Macron » […] ça ne fait pas de lui un marcheur. »

Faisal, Muriautin venu poser quelques questions sur les rapports entre la police et les jeunes des quartiers populaires, se dit « convaincu à 70 % » à l’issue de la soirée. Il estime que En marche est « quelque chose à suivre » mais « souhaite que ce ne soit pas comme les autres partis où les paroles s’envolent ».

Ils marchent avec Macron

Depuis plusieurs mois, les soutiens d’Emmanuel Macron se multiplient à travers la France. La vallée de Seine n’est pas en reste et plusieurs élus se sont joints au mouvement En marche. Dès le mois de juillet, l’ancien maire de Conflans-Sainte-Honorine et désormais sénateur Philippe Esnol (ex-PRG), avait affiché son soutien à l’ancien ministre de l’économie. C’est donc logiquement qu’il lui a apporté son parrainage en vue des présidentielles.

Dans la vallée de Seine, au 10 mars, en plus de Philippe Esnol, ils sont trois élus à avoir apporté leur parrainage à Emmanuel Macron : le maire des Mureaux François Garay (DVG), le maire de Bouafle Philippe Simon, et le conseiller régional Bruno Millienne (Modem) dans le cadre du ralliement de François Bayrou au mouvement En marche.

D’autres élus ont décidé de soutenir la candidature d’Emmanuel Macron à la présidentielle comme Khadija Moudnib et Ali El Abdi, tous deux élus à Mantes-la-Jolie. Toujours à la mairie mantaise, l’adjointe Atika Hayet Morillon (Modem) a indiqué dans un communiqué soutenir également l’ex-ministre de l’économie, et être candidate à l’investiture d’En marche aux élections législatives dans la huitième circonscription.

Dans la septième circonscription des Yvelines, l’ancienne maire de Vernouillet, Marie-Hélène Lopez-Jollivet (PS) a également affiché son soutien à Emmanuel Macron et a candidaté, elle aussi, à l’investiture du mouvement pour les législatives. Le premier adjoint à la mairie des Mureaux, Bernard Durupt (DVG) a également rejoint la bannière d’En marche et est candidat à l’investiture pour les législatives dans la neuvième circonscription.