La semaine dernière, Bérenger Boureille, mantais, présentait son livre, Le Front du mépris, à la librairie Nouvelle Réserve. Basé notamment sur la percée du Front National à Mantes-la-Ville, Bérenger Boureille souhaite démontrer qu’entre les fédérations du Nord et du Sud, les différences sont profondes.

« Alors qu’à Mantes-la-Ville, la mairie souhaite reprendre en régie le comité des fêtes, jugé trop dépensier, à Sens (Yonne), c’est la situation inverse qui se produit », remarque l’auteur, également enseignant à Mantes-la-Jolie. Un moyen de plus pour lui de mettre en évidence « qu’il n’y a pas de ligne, mais plutôt une captation, une cristallisation autour des impôts et de l’immigration ».

Et d’évoquer le fait que « les municipalités ne soient qu’un faire valoir-comptable. A Mantes-la-Ville, le bilan sera de dire que les impôts ont baissé », note Bérenger Boureille. Mais au prix d’une baisse des investissements : «  Entre 2013 et 2015, les investissements ont baissé de 57 %. »

Outre la campagne « fratricide » de la gauche, l’auteur analyse la percée du parti dans le bassin mantevillois comme « le résultat des politiques des années 1960 visant à dissoudre la population ouvrière ».