Lors du dernier conseil municipal, Michel Lebouc (DVG), maire, a présenté son projet de ville : l’édile souhaite conserver « l’esprit village » de Magnanville : « La ville compte plus de 65 % de pavillons et 60 % de propriétaires », explique-t-il. Les infrastructures dont il souhaite se doter sont cependant plutôt tournées vers la ville. Michel Lebouc affichait surtout, la semaine dernière en conférence de presse, sa volonté d’obtenir « des coûts de fonctionnements moindres » pour la municipalité.

D’ici 2019, une bibliothèque-médiathèque devrait voir le jour au sein du nouveau programme immobilier de la Mare Pasloue, où 150 nouveaux logements sont prévus. Cette bibliothèque, d’un coût total de 2,5 millions d’euros (dont 930 000 euros de subventions, Ndlr) se trouverait dans une ancienne maison de maître. « Cela devra être un lieu que les gens puissent s’approprier, ouvert à tous », détaille l’élu.

Après le déménagement de la structure actuelle, située rue de la Ferme, il aimerait élargir les plages horaires de l’établissement avec, par exemple, « une ouverture après 17 h ».
Si le lieu serait ouvert aux Magnanvillois, Michel Lebouc prévoit également une réunion avec les maires des villages du plateau pour voir s’il serait possible de mutualiser l’équipement : « Certaines communes ne pourraient supporter le coût sur leur territoire », justifie-t-il.

D’autres investissements, à hauteur de 7 millions d’euros (dont 1,8 million d’euros de subventions, Ndlr), sont prévus autour de la place Mendès-France. Un nouveau pôle d’activités serait créé, dont un nouveau « pôle sportif » pour remplacer « les infrastructures vieillissantes », ainsi que la réalisation d’un terrain synthétique, « moins coûteux » pour l’entretien. Le gymnase serait repris en régie municipale et là aussi, « une convention est possible avec les établissements scolaires. »

Enfin, la transformation de l’ancien magasin But, en bas de ville, devrait débuter l’année prochaine. Le projet, porté par l’Etablissement public foncier d’Île-de-France, comprendrait une soixantaine de logements équipés pour personnes âgées et handicapées, un programme hôtelier, ainsi que plusieurs commerçants de proximité, « pour le moment excentrés ».

L’ensemble pourrait aussi accueillir des services publics, dont la Poste, déménagée provisoirement dans les locaux de la communauté urbaine, depuis la fermeture du centre commercial Mag 2000. Si la commune a obtenu le maintien d’un bureau pour deux ans, son avenir semble incertain. « S’il le faut, je ferai une poste municipale », insiste l’édile.