Lors du dernier conseil municipal le 1er juin, seul un point était à l’ordre du jour : le futur aménagement du quartier de la gare, des rues Jean-Philippe Rameau, des Valences à la rue de Triel, en projet depuis 2015. La municipalité a présenté les projets de Nexity et Citallios, avant de retenir ce dernier. Les deux groupes d’opposition, ont eux qualifié le projet de « traditionnel ».

Le terrain de 3,7 hectares entourant la gare, devrait ainsi accueillir entre 280 et 300 logements, « dont environ 35 % de logements sociaux », détaille Hugues Ribault (LR), maire. Près de « 2 000 m² de commerces et services », ainsi qu’ « un nouveau parc relais, [ de stationnement ] de 150 places » sont également prévus. La livraison est estimé en 2021.

Une des exigences de la municipalité concernait surtout la « progressivité du bâti, c’est-à-dire commencer par du R+1 pour ensuite monter progressivement vers du R+2, R+2+attique…, détaille Jean-Claude Anne, adjoint en charge de l’urbanisme. A partir de cet endroit, la rue Jean-Philippe Rameau descend et donc ses maisons sont déjà en surplomb. »

Un critère que ne respectait pas le projet de Nexity « dont le bâti démarre à R+2 » et a pu influer dans le choix du projet de Citallios. Un choix que déplore Lionel Wastl, pour Andrésy énergies renouvelées : «  Les deux gros projets de la Ville, les 600 logements que vous allez construire vont être faits par Citallios, présidé par Pierre Bédier, le président du Département. Je ne trouve pas ça sain qu’un aménageur public politisé ait le monopole du développement urbain sur la Ville. »

Virginie Muneret (LR), du groupe d’opposition Andrésy dynamique a également rebondi sur l’argument, soulignant que « ce sont les mêmes équipes que le projet de la chambre de commerce et d’industrie (projet de 289 logements dont la livraison est prévue en 2020, Ndlr). On n’a pas le recul sur leur travail. » Des réflexions auxquelles l’édile andrésien n’a pas souhaité répondre.

La question des nuisances a également été abordée. Le projet retenu prévoit « un aménagement des pièces à vivre, avec les salles de bains côté gare », souligne Jean-Claude Anne. En revanche, il n’y aura pas de création de mur anti-bruit. Ce que regrette Lionel Wastl, pour Andrésy énergies renouvelées : « Ce qui m’étonne c’est qu’il y a un aménageur qui vous propose un mur antibruit que vous refusez. En tant que maire, j’aurais exigé les deux, un mur antibruit et la restructuration des logements par rapport à la voie de chemin de fer. »

Pour l’élu d’opposition, « on a aucun projet innovant, on aurait aimé que l’un des deux porte un projet d’éco-urbanisme ce qui n’est pas le cas ». Il regrette « la minéralisation de ce quartier pavillonnaire. » Virginie Muneret qualifie elle le projet de « décevant. C’était un projet où les architectes auraient pu s’éclater ».