Le Syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru), propriétaire de l’incinérateur Azalys, à Carrières-sous-Poissy, va solder définitivement l’un de ses deux emprunts toxiques. Suite à sa défaite devant la cour d’appel fin 2016, il devait plus de 20 millions d’euros à la banque Depfa, mais ne pouvait tout rembourser en 2017. Deux dérogations ministérielles ont cependant été notifiées par un courrier du préfet reçu jeudi dernier.

Le Sidru a obtenu le droit d’emprunter pour rembourser les 12,5 millions d’euros restants, une pratique strictement interdite aux collectivités en temps normal. Ces dérogations ont été signées quelques jours après un avis de la Chambre régionale des comptes (CRC) : il prévoyait un plan de retour à l’équilibre sur quatre ans, et sera probablement remplacé par un remboursement annuel de 800 000 euros de nouveaux emprunts.

Le Syndicat intercommunal pour la destruction des résidus urbains (Sidru) est propriétaire de l’incinérateur Azalys, à Carrières-sous-Poissy.

« Je pense que l’avis de la CRC était attendu par les autorités ministérielles, note le président du Sidru, Jean-Frédéric Berçot (LR), qui aurait également fait jouer sa proximité politique avec le nouveau ministre de l’économie, Bruno Lemaire (LREM). Mon travail, maintenant, est de retourner vers les banques. »