Le mardi 27 juin, les trois mois de concertation pour le Campus Paris Saint-Germain ont démarré pour se terminer le 27 septembre. Devant plus d’une centaine de riverains réunis au Théâtre de Poissy, le club a présenté plus en détails son futur centre d’entraînement, qui verra le jour en 2020 sur près de 74 hectares situés au croisement des autoroutes A13 et A14. Alors que fin mars, les riverains du projet avaient montré de vives inquiétudes pour leur cadre de vie, ils semblent avoir été rassurés au fil des réunions publiques, certains même charmés par ce qui leur est présenté.

« Nous n’avons pas encore un site ou des sites qui sont au niveau de l’excellence sportive, de la préparation, de la récupération, que peuvent avoir les autres grands clubs européens, déclare le directeur général délégué du PSG, Jean-Claude Blanc. Ce dernier rappelle que le club est « aujourd’hui réparti sur quatre sites différents » : au Camp des loges de Saint-Germain-en-Laye, la pré-formation à la base de loisirs de Verneuil-sur-Seine, les féminines à Bougival, et les handballeurs au gymnase Coubertin (Paris).

« Notre objectif, c’est de revenir sur un modèle plus efficace sur seulement deux sites », ajoute le directeur général du club, qui précise que le site de Saint-Germain-en-Laye accueillera les féminines professionnelles, et le site pisciacais, les autres filières. Devant la centaine d’habitants des communes avoisinantes au projet de Poissy, le PSG et les architectes sont entrés dans le détail de ce qu’ils prévoyaient pour ce Campus, réparti en cinq zones (voir photo).

Le futur centre d’entraînement pisciacais du club de la capitale à vocation de permettre au PSG de n’avoir plus que deux sites pour ses différentes équipes, contre quatre actuellement.

Zone 1
Composée de 13 terrains de football dont un couvert et de plusieurs bâtiments, cette zone sera essentiellement dédiée à la formation des jeunes footballeurs. C’est aussi ici que s’entraîneront les handballeurs. Au centre sera situé le « club house » avec « des espaces informels de réunion, des bibliothèques, des centres documentaires, toute la restauration du site », énumère Louis Lafargue, architecte à Wilmotte et associés.

« Environ 140 joueurs en préformation et en formation », d’après le club, y disposeront de leur résidence. Ainsi que d’une partie scolarité « avec tous les besoins de l’école […] pour veiller à ce que l’évolution soit non seulement sportive mais aussi éducative », souligne l’architecte Ralf Levedag. A droite de la zone sera positionné « l’un des seuls bâtiments qui a vraiment pignon sur rue ». Ce dernier regroupera l’Ecole rouge et bleu, et « les résidences pour les familles des joueurs qui viennent en test », détaille Louis Lafargue.

Zone 2
La partie haute du Campus Paris Saint-Germain, « quasiment le sanctuaire du centre de formation » d’après l’architecte Ralf Levedag, sera réservée à l’équipe professionnelle de football. « Il y aura trois terrains dédiés à eux, un demi-terrain pour les gardiens, un bâtiment qui va permettre au pôle pro d’avoir des vestiaires, des grandes chambres pour la mise au vert avant les matchs qui se joueront à Paris, un espace performance, un espace médical », cite l’architecte. Une tribune couverte de 500 places environ permettra d’accueillir du public sur invitation. C’est dans cette zone que seront accueilli la presse, les partenaires, les sponsors.

Zone 3
L’un des architectes du projet, Ralf Levedag, décrit cette partie située à droite, séparée du site par la route qui remplacera la rue de la Bidonnière, comme « un peu à part et accessible au public ». Elle accueillera le stade de 3 000 places (qui pourra être agrandi pour atteindre jusqu’à 5 000 places, Ndlr), des parkings, une boutique du PSG, « probablement un petit musée du PSG et des petits magasins » dédiés au sport. « On va créer un peu la porte ouverte au quotidien de ce centre sportif, dédiée au public », annonce Ralf Levedag.

Zone 4
Entre la RD 113 et la nouvelle voie qui sera créée en bas du site, de part et d’autre de la Maladrerie, cette zone est appelée la « couture urbaine » par le PSG. Jamal Riffi, directeur immobilier du club, précise que « ces terrains aujourd’hui ne font pas partie de la concertation ». Et ajoute : « il y aura ensuite un deuxième temps […] pour vous parler de cette réserve foncière, qu’on souhaite dédiée pour un développement économique en lien avec le territoire, cela fera partie d’un autre débat public et d’une autre instruction. »

Zone 5
Dans les hauteurs du site et partiellement autour de la zone des professionnels, la « couture verte » permettra « la discrétion des professionnels, l’intégration [du Campus] dans le site » analyse Ralf Levedag, à Wilmotte et associés. L’autre architecte, Louis Lafargue, ajoute que « cette couture verte représente la frontière entre la Bidonnière, la forêt [de Marly] et le site ». Elle contiendra « une piste de running » ainsi que « des potagers et des vergers, qui pourront alimenter aussi le centre », et des pépinières y sont envisagées.

Crédits photos : PSG