« D’ici 2020, j’espère que les véhicules seront à 95 grammes de dioxyde de carbone rejetés par kilomètres. » L’ambition du gouvernement a été affichée vendredi dernier sur le site de Renault par Sébastien Lecornu (LREM), secrétaire d’État auprès du ministère de la transition écologique et solidaire. Par cette visite, il entendait ainsi réaffirmer la position de promouvoir et de développer les véhicules électriques, dont la Zoé, produite par le constructeur automobile.

« D’ici 2025, nous aimerions que les voitures électriques représentent 10 % des ventes. Pour l’instant, elles n’en représentent que 1,2 % », a rappelé Gilles Normand, directeur de la division véhicules électriques à Renault. Depuis 2009, le groupe a investi « plus de quatre milliards d’euros » pour ces véhicules.

Restent encore plusieurs freins, notamment le coût à l’achat. « Nous ne sommes pas encore compétitifs pour la production », reconnaît Gilles Normand. Le secrétaire d’État, lui, prône « le durcissement » du malus et souhaiterait « ouvrir aux véhicules d’occasion » la prime à la conversion. « Il s’agit d’une ambition française. Nous devons montrer l’exemple », a-t-il conclu.