« Je ne pensais pas qu’il y aurait eu autant de monde », se félicite Grégory Bion, le chef de la police municipale épônoise devant la quarantaine de retraités qui s’installent dans la salle Jean Monnet. En ce vendredi 15 septembre se déroule en effet une réunion pour prévenir des vols par fausse qualité. « Je préfère anticiper avant la période des fêtes, explique le policier. Je sais que Mézières et Falaise ont été impactées. »

Présent, le maire LR Guy Muller s’est aussi réjoui, lui qui a fait de la sécurité un axe fort de son mandat (voir encadré) : « Cela me fait plaisir de voir que vous vous intéressez à votre sécurité. »

Et si la réunion s’adresse aux personnes âgées c’est avant tout « car ils sont les cibles privilégiées », détaille le major Boulard, du centre départemental des stages et de la formation de la police. Et d’ajouter : « On constate une recrudescence de ce type de vols car les gens se protègent contre les cambriolages. Là, on leur ouvre directement la porte. »

Ainsi, depuis quelques mois, une campagne départementale a été lancée pour sensibiliser les seniors et leur donner des conseils. « Pensez toujours à demander la carte professionnelle, même si la personne porte un uniforme. Pour la police nationale, elle est de la taille d’une carte bancaire, rappelle le major. N’hésitez pas à conserver près de votre téléphone une feuille avec les numéros utiles pour pouvoir faire les vérifications. »

Et, aux retraités qui s’interrogent devant ces faux policiers « toujours pressés », le major a une réponse claire. « Si l’on a un doute, ne pas ouvrir à la police ne constitue pas une infraction. Il ne faut jamais hésiter à appeler le 17 où l’on pourra vous confirmer ou non si une opération est en cours. » Une autre recommandation est « d’installer un entrebâilleur. Vous pouvez avoir un contact visuel, sans faire entrer la personne chez vous. »

Elle conseille également aux retraités de « donner un maximum d’informations lorsque vous signalez le vol. Les vêtements, le physique, leur façon de parler ou même leur voiture sont des éléments importants pour les enquêteurs. Quelque soit le montant du préjudice, une enquête sera ouverte ». Même si elle préconise comme règles élémentaires de « ne pas garder trop de valeurs chez soi et de ne pas entreposer tous ses bijoux au même endroit. »

Cinquante caméras installées

A partir du mois de septembre et pour quatre mois, la municipalité épônoise démarrera l’installation de cinquante caméras de vidéosurveillance aux entrées de ville et sur les équipements publics. Deux caméras mobiles devraient également être mises en service. Le coût pour la commune a été estimé à 200 000 euros.