Annoncés de longue date et retardés notamment pour des raisons juridiques, les sentiers de randonnée sur l’île Nancy, Trek’île, sont enfin ouverts au public. Ils seront inaugurés le vendredi 22 septembre. Jusque-là inaccessibles, ce sont une vingtaine d’hectares de forêt qui s’offrent désormais aux promeneurs. « L’idée du Trek’île, c’est vraiment d’aller se promener dans la nature, insiste Hugues Ribault (DVD), maire d’Andrésy. Ça doit rester sauvage, mais on doit être capable d’y aller et de profiter de tout cet aspect écologique, pédagogique et surtout de s’y balader. »

Depuis son annonce, le projet avait suscité des oppositions à Andrésy avec la pose de plusieurs banderoles aujourd’hui encore visibles et la création de l’association Andrésy Trank’île. Jean-Pierre Gallois, président de l’association et habitant de l’île Nancy, maintient son opposition et clame qu’il « n’y a plus rien de naturel » sur l’île. « Ils m’ont enlevé plus de 100 m² de terrain pour faire passer le chemin, maintenant tout le monde passe dans mon jardin, estime-t-il. On perd notre tranquillité. » Jean-Pierre Gallois juge également que Trek’île « ne met pas la Seine en valeur car on ne la voit pas beaucoup des chemins, à part les deux belvédères ».

Mais Alain Mazagol, adjoint aux travaux, se veut confiant sur les aménagements réalisés : « Je pense que les quelques opposants qu’on avait, quand ils auront fait le parcours, ils ne seront plus opposants. » Comme pour répondre aux critiques, Alain Mazagol estime que le projet « ne détériore rien et embellit plutôt le paysage », et assure qu’aucun arbre n’a été coupé à l’exception de « sept petits arbres, qui vont être remplacés ».

« L’idée du Trek’île, c’est vraiment d’aller se promener dans la nature », insiste Hugues Ribault (DVD), maire d’Andrésy.

Les cinq sentiers créés, qui proposent divers parcours allant jusqu’à six kilomètres, sillonnent entre les arbres grâces à des chemins et pontons créés, et offrent des vues sur la Seine grâce à deux belvédères. Les visiteurs trouveront notamment sur leur chemin des panneaux pédagogiques sur la faune et la flore, un pigeonnier découvert pendant les travaux et une plaine humide artificielle alimentée par deux pompes agricoles qui récupèrent l’eau de nappes phréatiques.

Lionel Wastl (EELV), élu d’opposition, s’est également toujours montré contre ce projet : « C’est un vrai désastre écologique. C’est un projet coûteux et totalement inutile. » Alors que les opposants aux projets en soulignent le coût de 1,4 million d’euros, le maire de la commune insiste sur le reste à charge pour la ville qui n’est que de « 23 % » de cette somme grâce aux subventions du Département, de la Région et de l’État. « C’est extrêmement important pour l’ensemble de nos territoires, pas seulement pour l’aspect écologique et l’embellissement, mais aussi pour l’activité économique », ajoute de ce projet Hugues Ribault.

Si Trek’île devait initialement ouvrir au public en avril, Alain Mazagol explique que ce retard est notamment dû au temps pris pour « tracer les chemins en demandant les autorisations, les droits de passage aux riverains et respecter les arbres, par rapport au tracé initial on a rallongé 800 mètres le trajet parce qu’on a serpenté. » L’adjoint ajoute que « les problèmes juridiques », liés aux recours déposés contre Trek’île, ont également retardé le projet.