Mercredi dernier, dans la cour d’honneur de la préfecture, se tenaient les Rencontres de la sécurité. Organisées depuis 2013 par le ministère de l’Intérieur, cet événement annuel permet au public de rencontrer les différents acteurs de la sécurité du territoire. Polices nationale et municipale, gendarmerie, sapeurs-pompiers, protection civile étaient ainsi présents au travers de différents stands pour évoquer leurs actions et faire de la prévention.

Si la matinée était ouverte à tous, l’après-midi était essentiellement réservée aux élèves en formation pour exercer un métier de la sécurité, à l’instar des lycéens de bac professionnel du lycée Louis Blériot à Trappes. « Ces rencontres leur permettent d’affiner leurs choix », détaille Denis de Jésus, enseignant et coordinateur de la filière, venu avec huit de ses élèves.

Les élèves de sept établissements versaillais ainsi qu’une classe du lycée Jules Verne de Sartrouville étaient également conviés dans le cadre d’un partenariat avec la Direction des services départementaux de l’Education nationale.

Mais pour les forces de l’ordre, ces rencontres représentent également un temps d’échanges et l’occasion « de faire tomber les clichés », explique Stéphane Detko, référent police population sur la circonscription de Saint-Quentin-en-Yvelines : « Ce n’est pas toujours évident, on a une image de méchant car on fait respecter la loi. »

Il pointe malgré tout « une envie de partage ». Sur le stand de la Direction départementale de la sécurité publique, différentes thématiques comme les drogues, les addictions ou encore le cyberharcèlement. « On leur transmet une information. On sait que ça ne va pas forcément les empêcher de fumer un joint, mais ils ont eu l’information et en retiennent un message », souligne-t-il.

S’ils peuvent avoir des a priori, les jeunes restent toutefois impressionnés et curieux. « Elle est trop belle », laisse échapper une lycéenne, à propos de la chienne de la brigade cynophile lors d’une mise en situation de recherche de stupéfiants. Ils n’hésitent pas non plus à sortir leurs téléphones pour filmer la brigade équestre ou une désincarcération faite par les sapeurs-pompiers et montrer aux absents ce qu’ils ont manqué.