« J’ai reçu le coup de fil des policiers en pleine nuit pour venir constater les dégâts. J’ai du mal à réaliser. » Deux jours après l’accident, Caroline Buteux, la propriétaire du Manège enchanté est toujours sous le choc.

Samedi 4 novembre, le manège, installé depuis une vingtaine d’années sur la place de la République a violemment été percuté par un chauffard aux alentours de 2 h du matin, renversant également les panneaux de signalisation. Sous la violence du choc, plusieurs riverains ont indiqué avoir été « réveillés ».

Des barrières protègent désormais l’accès au manège et une bâche bleue masque tant bien que mal les dégâts. « C’est un manège de dix tonnes et il a quand même bougé d’une vingtaine de centimètres », note la propriétaire. La caisse du manège est désormais inutilisable, l’empêchant ainsi de tourner : « C’est le cœur de vie du manège, c’est là que part l’alimentation électrique. Il y a tout à refaire. »

Un accident qui tombe très mal pour Caroline Buteux, qui a repris le manège il y a quatre ans. « On avait réservé le week-end du 25 novembre pour la foire aux oignons, maintenant je n’ai plus de revenus, soupire-t-elle, désemparée. Et pendant la période des fêtes, c’est là où l’activité est la plus importante. Pour les enfants, c’était un repère. »

Durant tout le week-end, les témoignages de soutien envers la propriétaire se sont multipliés, certains proposant même d’ouvrir une cagnotte. «  J’espère que cela va m’ouvrir des portes », confie Caroline Buteux, touchée. Samedi matin, les passants contemplaient le manège, étonnés et attristés.

La propriétaire du manège a porté plainte et contacté son assurance pour « vite rebondir. Même si je sais que ça va prendre du temps à se régler ». Si le montant des dégâts n’était pas encore estimé, elle s’attend à une somme « de plusieurs dizaines de milliers d’euros ».

Ce lundi, les policiers du commissariat de Mantes-la-Jolie attendaient les résultats des analyses sanguines du conducteur. « Nous allons le convoquer, vérifier son identité et son assurance », explique une source policière.