Ce mardi 21 novembre, en marge d’une opération diligentée par le Comité départemental anti-fraude (Codaf), les membres de la sûreté urbaine du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine se sont rendus dans un élevage canin situé rue de l’Hautil, dans les hauteurs d’Andrésy. Ils étaient accompagnés d’agents de la SPA et de la Direction départementale de la protection des personnes.

« Ce n’était pas une opération policière, précise une source proche du dossier. Nous avons été appelés pour l’application d’une ordonnance judiciaire. » Les vétérinaires administratifs ont vérifié l’état de santé des chiens.

« Ils étaient en bonne santé, ils n’étaient pas maltraités, insiste cette même source. Mais les normes d’élevage n’étaient pas respectées. » Le lieu avait déjà été contrôlé par le Codaf fin septembre et des demandes de mises aux normes ont été faites.

Mais les propriétaires, « n’ont pas eu le temps de se retourner », souligne une source policière, amenant à la saisie des 38 chiens. Elle tient toutefois à nuancer : « Les animaux ne semblaient pas malheureux. Mais peut-être que les propriétaires se sont laissés déborder. Ils semblaient passionnés mais mal organisés. »

Une analyse dont semble être consciente la fille des éleveurs visés par cette saisie. « C’est parce qu’on les aime trop, plaide-t-elle dans les colonnes du Parisien. Quand les reproductrices arrivent à la retraite, à 8 ans, on n’arrive pas à s’en défaire. » 

Sur son site internet, l’élevage propose à la vente « des chiots de toutes races : bichon, yorkshire, jack russel, bouledogue, chihuahua, caniche nain, Pinscher… ». Le 21 novembre, ce sont surtout des bichons, yorkshire et bouledogues qui ont été saisis et confiés à la SPA.

La famille d’ éleveurs a fait appel à un avocat et conteste les chiffres avancés par le Codaf : « Ils ont prétendu qu’on avait 38 chiens, mais normalement on ne compte pas ceux qui ont moins de douze semaines. » Ce qui ramènerait le surplus à 21 chiens. L’élevage assure respecter le bien-être animal : « Nos animaux n’ont jamais manqué de rien, ne savent pas ce qu’est une fessée, vivent dans la maison avec nous et profitent d’un terrain de 1 000 m². » Des dispositions que le Codaf a jugé insuffisantes.

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