Elle n’aura pas eu le temps de présenter l’intégralité du projet, tant le débat s’est cristallisé autour du retour à la semaine de quatre jours dans les écoles. Le 28 novembre dernier, la municipalité avait organisé une réunion d’informations autour de son projet éducatif local.

La salle du conseil était pleine de parents, enseignants, professionnels de la petite enfance et associatifs. Mais plus que le projet, eux souhaitaient une prise de position de la mairie sur les rythmes scolaires.

« Cela se fait ailleurs, pourquoi pas ici, commence Dominique Bouré, adjointe en charge du scolaire et du périscolaire, du lancement du projet éducatif local. On ouvre aujourd’hui un débat de ce qui va et de ce qui ne va pas. »

Le projet veut placer « le temps de l’enfant » au cœur de la réflexion, en organisant six ateliers participatifs et deux cycles de conférences sur ce thème. « Cela nous permettra également de revoir le projet éducatif des établissements municipaux », poursuit l’adjointe.

Mais pour une grande partie de la salle, le débat est ailleurs. « Les temps d’activités périscolaires sont collées au temps scolaire, détaille une mère de famille. Ils font trois heures, sans pause, qu’en pensent les chronobiologistes ? »

Et quand l’adjointe évoque le calendrier, et une prise de décision en février sur la question des rythmes scolaires, cette moitié de la salle explose. «  Le projet sera forcément différent selon qu’il y ait quatre ou 4,5 jours d’école », lance un parent. D’autres évoquent des pétitions menées dans les écoles : « A Kergomard, à Wallon, on est tous contre (les 4,5 jours, Ndlr) ! »

Ils abordent aussi le choix d’autres communes (Buchelay, Aubergenville et Achères par exemple, Ndlr) de l’avoir instauré dès la rentrée 2017. « Votre plus gros problème, c’est votre position, lancent-ils. En 2014, on ne voulait pas des 4,5 jours et on les a quand même. On est face à un monologue. »

Dominique Bouré assure qu’un « atelier prioritaire » concernera cette question, sans toutefois parvenir à faire retomber la colère. Et si les parents se font entendre, certains enseignants donnent eux aussi de la voix.

« On est pris en otage par rapport au calendrier, explique l’une d’entre eux. Le mouvement (des enseignants Ndlr) se fait en mars et là on parle d’une décision en mai. »

Tandis que l’adjointe rappelle que la décision « se prendra en février », d’autres parents dans la salle tentent d’amener d’autres sujets au fur et à mesure que les participants, quel que soit leur camp, s’en vont. « Est-ce qu’on ne pourrait pas parler des activités du centre de loisirs ? C’est important le contenu aussi. »