Le 4 décembre dernier, la municipalité a organisé une réunion publique à l’espace sportif Marcel Cerdan, centrée sur le quartier de Beauregard. Une soixantaine de personnes, bailleurs, habitants et acteurs locaux y ont assisté et ont notamment découvert les résultats de l’étude urbaine demandée par la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO).

Dans un appel d’offres passé en 2016, la communauté urbaine annonçait vouloir réaliser « un projet urbain » sur le secteur de Beauregard qui comprendrait le « quartier prioritaire en politique de la Ville et ses abords immédiats dont le centre de diffusion artistique ». Les logements du plateau gérés par les Résidences Yvelines-Essone feront également l’objet d’une réhabilitation dès le mois de janvier 2018.

« Ce ne sont que des scénarii potentiels, volontairement caricaturaux, cela ne se fera ni demain, ni après-demain », a détaillé François Grether, architecte et urbaniste en charge de l’étude souhaitée par GPSEO. Avant de poursuivre sur le diagnostic du quartier : « C’est un quartier ouvert, avec beaucoup d’espaces verts et qui propose une offre en équipements publics relativement satisfaisante. »

Le fait que le quartier soit « au centre » de plusieurs projets, dont le Campus PSG ou le musée Le Corbusier justifie pour GPSEO, la ville et l’architecte, ce réaménagement. Si trois hypothèses sont envisagées, toutes sont focalisées autour des deux places, Racine et Corneille.

Arnaud Legros, président du directoire des Résidences Yvelines-Essone a également annoncé un programme d’investissements concernant son parc locatif.

Le premier d’entre eux envisage « un certain statu quo », selon l’urbaniste et prévoit toutefois de « mettre un accent sur le centre social ». La seconde hypothèse verrait plutôt « des commerces relocalisés sur la place Corneille, avec pourquoi pas une maison médicale ? ».

Le dernier scénario, verrait lui, une position beaucoup plus radicale. « La place Racine serait plutôt tournée vers le commerce, avec le marché et la maison médicale, explique François Grether. Quant à la place Corneille, elle accueillerait le centre social. » Mais l’architecte reste toutefois prudent, précisant « qu’on tendra sûrement vers un quatrième scénario ».

Si les habitants, par le biais du conseil citoyen (voir encadré), ont pu donner leurs avis, les projets proposés « ne nous conviennent pas encore », souligne Samira Tafat, référente du conseil citoyen du quartier. « On a peut-être une vision un peu utopique de notre quartier, poursuit-elle. On aimerait ramener des choses à l’intérieur de Beauregard. »

Si ces aménagements ne sont pas encore programmés, Arnaud Legros, président du directoire des Résidences Yvelines-Essone a également annoncé un programme d’investissements concernant son parc locatif. « Dès janvier 2018, la réhabilitation de 280 logements sera engagée, pour un coût de huit millions d’euros, explique-t-il. En 2019, ces travaux concerneront 400 logements pour un total de 12 millions d’euros. »

Un conseil citoyen axé sur trois objectifs

Fondé il y a un an, le conseil citoyen du quartier de Beauregard organisait ce 5 décembre une réunion à destination des nouveaux membres. « L’idée c’est d’avoir un noyau dur, entre dix et 20 personnes, à qui on peut faire remonter les problèmes », explique Samira Tafat, référente et une des fondatrices de ce conseil. Composé d’habitants, de responsables associatifs et de commerçants, ce conseil citoyen aimerait se développer autour de trois pôles : cohésion sociale, développement économique et emploi. « C’est un vaste chantier, il faut se focaliser sur deux ou trois objectifs », détaille Samira Tafat.