Habitant sur le tracé du projet de déviation de la RD154, deux familles de gens du voyage sédentarisées doivent être relogées. Depuis plusieurs mois, des membres des familles concernées et l’association Bien vivre à Vernouillet (BVV) dénoncent l’emplacement où les collectivités prévoient de les installer : des parcelles situées à quelques dizaines de mètres de leurs propriétés actuelles au lieu-dit des Cassepots, mais à proximité immédiate de pylônes de lignes à haute tension (voir notre édition du 1er mars 2017, Ndlr).

Dernière étape en date, l’avis consultatif défavorable rendu par le commissaire enquêteur de l’enquête publique portant sur la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Vernouillet, devant permettre la création des terrains familiaux pour accueillir les familles relogées. Dans le cadre de l’enquête publique qui s’est déroulée en octobre, le commissaire enquêteur indique avoir reçu plusieurs habitants et associations.

Il note de leurs différentes remarques : « Aucune n’est en faveur de ce projet qui paraît effectivement ne pas faciliter une intégration de ces habitants du fait que le site sera de l’autre côté du contournement par rapport à la ville ; les propriétaires deviennent locataires sans aucun moyen d’accès à la propriété ; la santé humaine de ces personnes semble n’être pas prise en compte dans le choix de l’emplacement du site, en particulier par le passage de cette ligne THT (très haute tension, Ndlr) qui surplombe une partie de l’une des parcelles. »

Et ajoute à ce véritable réquisitoire : « Ces gens vont se trouver plus éloignés du centre-ville avec une traversée de la voie de contournement pour l’accès aux écoles et aux commerces. » Le commissaire enquêteur en conclu à un « avis défavorable à la demande d’autorisation de ce projet de création des terrains familiaux sur le site envisagé, qui pourrait mettre en danger la santé des habitants ».

Dans un communiqué de presse, Jean-Pierre Grenier, président de BVV, se réjouit de cet avis défavorable. « La position de notre association reste ferme : personne ne doit s’installer à cet endroit ou à d’autres endroits qui représentent un danger », rappelle Jean-Pierre Grenier. Contactée, la mairie de Vernouillet informe que « le conseil départemental, la communauté urbaine GPSEO (Grand Paris Seine et Oise, Ndlr) et la Ville vont se réunir très prochainement pour étudier les suites à donner aux conclusions du commissaire enquêteur ».