Mercredi dernier, le tribunal de Versailles a requis cinq mois de prison avec sursis contre les neuf salariés syndiqués de l’usine PSA de Poissy, indique Le Parisien. Ils avaient fait l’objet d’une plainte d’un cadre de l’entreprise qui estimait avoir été séquestré dans son bureau le 27 février dernier.

Une première audience s’était déjà tenue au tribunal le 16 décembre, autour de la notion de séquestration.  «Vous arrivez à neuf dans son bureau qui fait 10 m2 et vous lui faites subir des pressions physiques, psychologiques et verbales», avait alors rappelé des faits la présidente.

Une audience durant laquelle plusieurs centaines de personnes avaient manifesté leur soutien aux neuf prévenus. Une manifestation avait également été organisée lors de leur garde à vue au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine au mois de juin.

L’avocate des neuf prévenus a fait appel de cette décision. « Nous avions plaidé la relaxe », rapporte le quotidien francilien de ses propos. Dans un communiqué de presse, la CGT a dénoncé « une justice aux ordres de Peugeot (…) La justice ne traite pas de la même manière la direction de PSA selon le côté de la barre où elle se situe ».