Objectif accompli pour Zakaria Attou. Après avoir remporté la ceinture de l’Union Européenne (EBU), le champion de boxe yvelinois passe à l’étape supérieure en remportant, non sans difficulté, le plus haut titre du continent : la ceinture du championnat d’Europe. Rencontré début décembre, Zakaria Attou, sociétaire de l’AS Poissy boxe et responsable du service des sports de la mairie de Chanteloup-les-Vignes, l’annonçait : « Je n’ai pas l’optique de la défaite dans la tête, j’y vais pour gagner. »

C’est désormais chose faite pour Zakaria Attou qui remporte « le combat le plus important de [sa] carrière », dix ans jour pour jour après ses débuts en professionnel. Cette ceinture vacante de champion d’Europe des super-welters, le boxeur yvelinois de 35 ans (26 v, 6 d, 2 n) l’a remportée au cours d’une soirée organisée le vendredi 22 décembre au Palais des sports de Saint-Quentin dans l’Aisne, retransmise en direct à la télévision.

Pour la tête d’affiche de la soirée, contre l’Italien de 33 ans, Orlando Fiordigiglio (27 v, 2 d), Zakaria Attou a gagné son combat sur le fil, aux points et sur décision partagée des juges (116-111, 111-117 et 115-112).

Dès le début de la rencontre, les deux hommes vont bien rentrer dans leur confrontation, mais c’est plutôt l’Italien qui s’en tire le mieux alors que le Français réplique bien en contre-attaque. Mais face à la résistance de Zakaria Attou, Orlando Fiordigiglio va légèrement lever le pied et permettre à son adversaire de placer plusieurs bons coups. Dans ce combat serré, ce sont donc finalement aux juges à qui va revenir la décision d’accorder la victoire, qui reviendra au champion de vallée de Seine.

« Je savais que Fiordigiglio est un boxeur très dur, confie Zakaria Attou, à l’issue de son combat, aux caméras de SFR Sport. Cela a été difficile. J’ai fait ce qu’il fallait pour gagner la ceinture. On est parti la chercher et on y a cru. Je suis fier d’être champion d’Europe. C’est le fruit d’un travail de longue haleine. En France, on a tendance à surtout parler de deux super-welters : Michel Soro et Cédric Vitu. Aujourd’hui, je rentre dans la danse et je suis présent. On va avancer et l’on verra quelles seront les perspectives. »