Les agents de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville ont appris la nouvelle avec stupéfaction. « Depuis quelques semaines, un poisson rouge a été installé au niveau de l’unité 1, détaille Samuel Messadia, secrétaire de la section locale du syndicat Force ouvrière. Là, la direction a installé un petit poulailler. La poule ne va pas tarder à arriver. »

La décision fait « bondir » le syndicaliste : « A priori ce sera aux mineurs de s’en occuper. Mais derrière, il y aura le personnel qui devra les encadrer. Et qui risque de devoir s’occuper des animaux aussi. »
S’il ne se dit pas contre la responsabilisation des jeunes détenus, il estime qu’installer des animaux n’était pas la priorité : « Il faudrait d’abord travailler sur l’hygiène corporelle, celle de leur cellule ou des lieux communs. »

Et précise : « On ne se sent pas écoutés, on avait dit qu’on était contre. On ne connaît pas le projet. » Samuel Messadia craint également des répercussions sanitaires. « Les animaux peuvent être porteurs de bactéries, de maladies, détaille-t-il. Et puis les installations risquent d’attirer les rongeurs. »