Sur l’île des Migneaux, l’eau a largement gagné les routes et de nombreux jardins, et continue de monter ce vendredi 26 janvier au matin. Sur la rue principale, inaccessible en voiture, les « îliens », résignés et habitués aux crues, se déplacent à pied, munis de bottes. Tous espère que le niveau de l’eau ne va pas continuer de monter. Roland vit sur l’île depuis 40 ans et habite l’une des premières maisons de l’île, quartier moins sujet aux inondations.

« On a pas d’eau, mais on est les seuls », souligne Roland. Il précise cependant ne pas avoir de sous-sol car « dès qu’il y a des sous-sols, il y a de l’eau ». Ce dernier assure que les pompes mises en place par la municipalité ont « permis de reculer les inondations de plusieurs jours ». Jacques et Véronique, qui vivent dans une péniche située au bout de l’île, partent ce vendredi matin pour sécuriser leur maison en bord de Seine dans une autre commune de la vallée de Seine. Restant positifs, ils mettent en avant la solidarité qui se met en place sur l’île.

Et comme les routes sont impraticables en véhicule, un nouveau rythme de vie s’est mis en place. « On redécouvre les temps longs, sans voiture, on part faire les courses à pied », explique Véronique. Tous deux se montrent cependant prudent pour les jours qui viennent. « Là, on a atteint le niveau de 2016, il faudrait que ça s’arrête, espère Jacques. Parce qu’on devrait couper l’électricité sur la péniche, et là, ce ne serait plus vivable. »