Ce week-end, ils ont dû se reloger ailleurs, ont été accueillis aux hôtels Campanile et Novotel, ou au centre d’hébergement d’urgence mis en place à Poissy par la mairie pisciacaise et la Protection civile des Yvelines. Plusieurs centaines de Villennois sont à ce jour privés de maisons, et font face à des coupures d’électricité comme de gaz. Les médias nationaux ont largement couvert la situation de la commune et de ses habitants, comme ci-dessous BFMTV et Europe 1.

Sur l’île de Villennes, qui compte un peu plus de 120 maisons, quelques dizaines d’habitants avaient dû partir dès vendredi. « Ceux dont la maison est toujours hors d’eau restent, et ce sont la majorité », notait vendredi soir le maire Michel Pons (DVD). Une vingtaine de chambre avaient été réservées par la mairie à l’hôtel Campanile, et 80 au Novotel (les chambres du Novotel devaient cependant être rendues pour ce lundi, Ndlr).

Une quarantaine de foyers de l’île ont également perdu toute électricité vendredi, au grand dam des riverains concernés. « Il y a un problème d’ordre technique dans un boitier avec l’eau selon Enedis, qui a coupé car ça peut présenter des risques et entraîner des surcharges électriques ailleurs, détaillait le maire vendredi. Ils envisageront de couper [totalement le courant sur l’île] si l’eau atteint 50 cm de plus qu’aujourd’hui. »

Les riverains ont également dû sortir de l’île tous leurs véhicules, autorisés à se garer un peu anarchiquement dans la commune avec des pastilles spéciales pour éviter la verbalisation. Côté berge, où l’inondation est tout aussi sévère, des coupures de gaz sont intervenues depuis vendredi. « On a mis des passerelles partout », précisait alors Michel Pons, félicitant les agents de la municipalité.

« On est en train de voir comment on peut faire si ça devait durer et s’aggraver, pour voir comment mettre le dojo du complexe sportif à disposition », ajoutait-il de la longue décrue actuellement envisagé, alors que le pic n’est pas encore atteint. Par ailleurs, la municipalité rappelle aux habitants que « la traversée des voies au passage à niveau n°6 ne peut se faire que sous la surveillance de la SNCF de 7 h à 9 h et de 17 h à 20 h », et les engage à utiliser la passerelle dans la gare.