Bouteilles en plastique et en verre, chaussures, ballons de football, couches, billes de polystyrène, bois… Près de 200 tonnes de déchets sur une surface de 8 000 m², arrivées de l’amont du fleuve, stagnent actuellement sur la Seine au niveau des écluses de Méricourt. Si ce problème est régulier, la récente crue de la Seine rend l’image saisissante. Le maire, Philippe Geslan (SE), demande qu’une solution durable soit trouvée.

Dans l’après-midi du vendredi 2 février, la plupart des acteurs concernés par cette situation ont été rassemblés par l’édile du village. « Je voudrais alerter tout le monde pour qu’on trouve une solution à ce problème récurrent de déchets, ça fait dix ans qu’on se bat, insiste Philippe Geslan, précisant que c’est la première fois que le phénomène est visible dans de telles proportions. On a ça toute l’année, mais particulièrement pendant les crues. »

Dans un premier temps, le maire de Méricourt affiche le souhait « qu’on puisse prélever les déchets avant qu’il ne soient déversés sur les berges de toutes les communes de la boucle ». Une demande aussi formulée par plusieurs élus de communes alentours, dont Michel Obry, le maire de Limetz-Villez, située plus loin le long de la Seine. « Il faut nettoyer là, avant que ce ne soit sur nos berges », demande ce dernier, se disant prêt à participer financièrement à l’opération, à Voies navigables de France (VNF), qui gère l’écluse.

Sur ce point, la représentante de VNF, présente ce 2 février, s’est montrée rassurante et assure d’une intervention dans le courant de cette semaine. « On a le sentiment que c’est une opportunité d’avoir tout ces déchets retenus pour tout ramasser, analyse Daria Orlac’h, chef de l’unité territoriale Boucles de la Seine à VNF. On est mobilisé en ce moment pour trouver une solution et enlever les déchets avant l’ouverture. »

Elle explique que Méricourt est « bien identifié » pour ce problème. « La configuration du site fait que les déchets vont s’accumuler devant l’écluse, ça fait comme un gros piège à déchets », ajoute Daria Orlac’h. Cette dernière ajoute que VNF va devoir faire appel à une entreprise extérieure, « ne serait-ce que parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a comme déchets ». Si VNF ne confirme pas de montants, le coût évoqué pour cette opération pourrait avoisiner les 150 000 euros.

A plus long terme, Philippe Geslan appelle à ce qu’une solution « en amont du barrage » soit trouvée, et veut pour cela mettre « autour de la table tous les acteurs » concernés. « C’est un problème qui dépasse les communes », soutient-il. Le maire raconte que lors des derniers épisodes de ce type, « c’est nous qui avons ramassé à la main ce qui était sur les berges, et le reste s’est déversé. »