Elles étaient une dizaine de mères de famille à s’être rassemblées dans la soirée du vendredi 26 janvier, au centre de vie sociale (CVS)des Garennes, un quartier situé entre le Val Fourré et Gassicourt. Au programme de la rencontre, un repas d’échange avec la directrice du centre, les animatrices et la référente famille de la Ville.

Organisés environ une fois tous les deux mois et encadrés par l’équipe du CVS, ces temps d’échanges sont l’occasion « d’aborder différentes problématiques, liées au quartier  ou non », détaille Myriam Bousrissir, référente famille pour la municipalité. Ce soir-là, c’est l’accompagnement des enfants, ainsi que le rapport à leur scolarité qui ont été évoqués.

« On voit des enfants de cinq – six ans aller à l’accompagnement scolaire seuls. Ce n’est pas normal », pointe la directrice du CVS, Aminata Diallo-Turk. Autour de la table, le constat indigne les mamans, déjà sensibilisées sur cette question. « En général on arrive à s’organiser, moi j’ai les grands qui peuvent s’en occuper », témoigne l’une d’entre elles.

Et une autre de poursuivre : « Parfois on demande aussi aux voisins. » Cependant, elles connaissent toutes quelqu’un dont l’enfant va seul à l’école. « On n’est pas là pour juger, mais pour essayer de comprendre », rappelle toutefois Myriam Bousrissir.

Directrice comme référente insistent aussi sur la nécessité d’être vigilant : « Ce n’est pas parce que c’est le quartier qu’il faut avoir confiance. C’est un espace ouvert, tout le monde peut y passer. » Dans les présentes, toutes reconnaissent toutefois « un élan de solidarité » impulsé par les mamans du quartier en ce qui concerne la surveillance aux abords des écoles.

L’importance de communiquer avec son enfant est rappelée par Myriam Bousrissir : « Je vous le demande, qu’est-ce que font vos enfants quand ils rentrent ? » Chez cette mère de famille, dont le plus petit est au collège, c’est tout un rituel qui s’est mis en place : « Systématiquement, je lui demande comment ça s’est passé à l’école, ce qu’il a appris. Maintenant, je devine quand il a eu des problèmes. » L’adolescent parle même « spontanément, sans que je lui pose la question », ajoute-t-elle.

D’autres privilégient aussi les moments en famille, passés loin des écrans : « J’ai acheté le Lynx (un jeu de société, Ndlr), on y joue assez souvent. Je les encourage à lire aussi. » Chez une autre, « je m’occupe des devoirs, pendant que mon mari fait la cuisine ». Pour Aminata Diallo-Turk, ces réunions « sont un outil de travail, qui peut nous permettre de développer certaines choses ». Et si les mamans ne sont qu’une dizaine, la directrice considère qu’elles peuvent être « un relais et diffuser les informations » dans le quartier.