Jeudi soir, les élus du conseil de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) ont voté le Projet urbain partenarial (PUP), permettant au PSG de participer financièrement aux aménagements entourant l’installation du futur centre d’entraînement du club, révélé par La Gazette l’an dernier. Le club parisien investit au total environ quatre millions d’euros (il rachètera par ailleurs le terrain de la fourrière intercommunale qui va déménager prochainement, Ndlr).

Le PSG paie ainsi l’intégralité des coûts de déplacement des réseaux (électricité, gaz, eau, téléphone, Ndlr), estimé à près de 3 millions d’euros. Le club finance aussi 90 % du coût de 190 000 euros environ, pour adapter des rues existantes, c’est-à-dire la création d’un rond-point dans le hameau de la Maladrerie, soit 170 000 euros environ. Enfin, la rue de la Bidonnière doit être partiellement déplacée, et deux ronds-points créés sur la future voie, pour 2,5 millions d’euros par GPSEO : 40 % seront payés par le PSG.

Le conseil départemental des Yvelines devrait de son côté participer à hauteur de 900 000 euros pour les deux ronds-points qui doivent voir le jour. Pour rappel, de l’autre côté du centre d’entraînement, un autre rond-point doit être réalisé par le Département sur la RD30 à la sortie d’Aigremont (non visible sur la carte ci-dessus, Ndlr).

« Au regard de l’état des finances et de leur avenir morose, et au regard de l’état des finances du PSG, je souhaiterais que ce 1,5 million d’euros soit utilisé pour donner des moyens aux équipes de voirie et d’espaces verts », a protesté le maire de Juziers Philippe Ferrand (SE) au conseil.

« C’est un projet fabuleux pour notre territoire, et qui va permettre un certain nombre de créations d’emplois », a plaidé en réponse le maire de Poissy Karl Olive. Aussi vice-président à GPSEO, il a aussi assuré que l’arrivée du PSG représenterait « deux millions d’euros de taxes annuelles pour la communauté urbaine ».