
En juillet 2025, une jeune femme déposait plainte à l’encontre d’un prêtre du diocèse de Versailles. Elle expliquait l’avoir rencontré à l’aumônerie de Rambouillet, lorsqu’elle avait 16 ans. Rapidement fascinée par le prêtre, ancien vicaire de Mantes-la-Jolie, l’adolescente le décrit comme charismatique et il la convie à des entretiens privés lors desquels l’homme d’Église l’embrasse et la caresse au niveau des parties intimes. Suite à cette plainte, l’évêché de Versailles suspend le curé de ses fonctions.
Une enquête judiciaire met en évidence l’existence d’une autre victime plusieurs années auparavant. Même si les faits sont prescrits, la jeune fille montre l’existence chez ce prêtre d’un mode opératoire bien établi. Ainsi, il semble cibler des mineures en mal-être et ayant un besoin d’écoute. Les différentes auditions de témoins attestent toutes d’un positionnement a minima inadéquat du prêtre vis-à-vis de ces jeunes paroissiennes.
Lors de sa garde à vue, l’homme de 46 ans ne reconnait pas les faits d’agressions sexuelles et préfère parler d’une relation « toujours réciproque et teintée de sensualité ». De plus, la minorité de la jeune fille ne semble pas lui poser de difficulté ni de cas de conscience. Déferré le 22 mai au tribunal de Versailles à l’issue de sa garde à vue, l’audience correctionnelle a été fixée au mois de novembre 2026.