7 ans de prison pour l’homme qui a failli tuer plusieurs de ses voisins

En avril dernier, un homme de 39 ans était rentré dans une rage folle et avait frappé plusieurs personnes. Parmi les blessés, se trouvait une femme qui avait dû être transportée à l’hôpital en urgence absolue. Il a pu s’expliquer lors de son procès le 2 juin.

Tout commence par un refus de priorité. Un Buchelois de 39 ans amène sa fille à l’école le 13 avril dernier. Jusque là tout se passe bien, sauf qu’en voulant rentrer chez lui, un automobiliste, membre des forces de l’ordre mais pas en service à ce moment-là, lui aurait refusé une priorité. Sauf qu’il y a un contentieux entre les deux hommes qui sont également voisins. Alors qu’il a un enfant dans sa voiture, le trentenaire l’abandonne et part s’expliquer. Là, comme le narre 78Actu, c’est un déluge de coups qui déferle sur le policier. Des coups de poings, des coups de pieds, alors que son enfant hurle dans la voiture « Papa ! Arrête ! ».

Mais cette rage de berserker ne s’arrête pas là. Le Buchelois s’enfuit. Dans ce quartier pavillonnaire, il passe de jardin en jardin et tombe même sur la femme du fonctionnaire. Elle aussi est passée à tabac, beaucoup plus que son mari. Tellement que lorsque les secours arriveront, ils la transporteront en état d’urgence absolue à l’hôpital François Quesnay de Mantes-la-Jolie. Le Buchelois poursuit son chemin, le voilà dans le jardin d’un couple de septuagénaires, eux aussi victimes de la folie de cet homme qui a perdu la tête.

Alors que la police arrive tant bien que mal à lui mettre la main dessus, on pourrait croire que le mis en cause se calme enfin. Malheureusement non… Attaché sur son lit d’hôpital, il jette au visage des policiers un gobelet d’urine qu’il vient de remplir. « Je comprends mieux pourquoi les policiers de Magnanville sont morts » balance-t-il quelques secondes plus tard, des propos rapportés par 78Actu lors du procès du forcené le 2 juin, au tribunal de Versailles.

« Je ne me souviens de rien. C’est vraiment pas moi (sic). Je venais de perdre mon père » tente de se défendre celui qui travaille en tant que chauffeur poids lourd. La femme du policier s’est aussi exprimée à la barre, un témoignage qui glace le sang : « Mon visage n’est plus le même quand je souris. J’ai des fils à l’intérieur (de sa mâchoire, Ndlr), quatre plaques et seize vis. Et je dois encore être opérée à la Toussaint. Je ne peux plus manger normalement. »

Pour tous ces actes de violence, le tribunal a décidé de condamner le trentenaire à 7 ans de prison ainsi qu’une interdiction de 5 ans de la commune de Buchelay.