Ils ont mis les masques pour montrer leur inquiétude. L’association Copra 184 a de nouveau mis en garde les responsables politiques contre leur volonté de prolonger la Francilienne jusqu’aux autoroutes A13 et A14. « Nous ne lâcherons jamais », a promis son fondateur Victor Blot.

Dans ce serpent de mer qu’est le prolongement de Gonesse à Orgeval de l’autoroute A104, discuté depuis des décennies, c’est détermination contre détermination. A celle de deux présidents LR de conseils départementaux et de la nouvelle présidente de la Région, Valérie Pécresse (LR), répond celle du Copra 184, qui rassemble plus de 14 000 adhérents et sympathisants situés autour du tracé.

Ses responsables dénoncent les augmentations du bruit, de la pollution et des émissions de CO2 pour les 300 000 habitants qui seraient selon eux concernés. Ils prônent plutôt une réorientation de cet investissement vers les transports en commun et le réaménagement de la RN 184.

Le Copra 184 balaie également l’argument économique de ce projet estimé à trois milliards d’euros. « Il n’y a pas de corrélation entre le développement économique et le développement des autoroutes », a ainsi affirmé son porte-parole, Laurent Lantoine.