Quel est aujourd’hui l’avenir des Tilleuls ?
L’Agence régionale de santé (ARS, Ndlr) et le conseil général des Yvelines, qui sont nos deux autorités de tutelle, ont décidé de fermer l’établissement. Il n’est plus aux normes architecturales en vigueur. Il faut des chambres de 20 m2, avec des douches dans chacune d’elles, des lieux de vie à chaque étage, et créer un pôle d’activités de soins adaptés… ce qu’on ne peut pas faire sur la structure actuelle. Les deux établissements en voie de reconstruction à Vernouillet, la maison de retraite Isatis et l’Arepa, ont, eux, la possibilité de reconstruire.

Comment seront gérés les départs des personnes qui résident dans votre établissement ?
Les deux maisons de retraites concernées par les reconstructions se sont engagées à prendre nos résidents en priorité. Nous en accueillerons sur le site de Sartrouville (qui a fusionné avec les Tilleuls en 2014, Ndlr), tandis que certains sont déjà partis à la maison de retraite de Chanteloup. D’autres iront à la résidence Clemenceau, à Verneuil, ou à la maison de retraite Richard à Conflans-Sainte-Honorine. Nous essayons de faciliter les déplacements des gens. Par exemple, nous avons supprimé le délai de préavis.

Et concernant le personnel ?
Depuis 2014, nous avons déjà pris huit agents sur le site de Sartrouville, qui accueille 180 lits. Deux aides-soignants iront aussi prochainement à Sartrouville. En plus de cela, les collègues du secteur proposent systématiquement leurs postes disponibles aux agents de l’établissement. La difficulté est qu’ils ne les acceptent pas toujours. Nos employés habitent la plupart sur Triel. Et sans véhicule, c’est très compliqué entre Triel et Sartrouville, par exemple.

Nous essayons aussi de faciliter les mutations dans les hôpitaux lorsqu’on nous le demande. Mais ça reste un vrai problème, certaines personnes risquent de se retrouver au chômage. Depuis 15 jours, nous avons mis en place des formations avec un coach professionnel pour nos agents, afin de leur apprendre à faire un CV et à se présenter.