Lancés pendant une période financièrement plus faste qu’aujourd’hui, les deux complexes aquatiques de la Communauté d’agglomération de Mantes en Yvelines (Camy) engendrent d’importants coûts de fonctionnement. Pour améliorer leur taux d’occupation, la Camy lorgne sur les usagers de la seule piscine de la rive droite, à Porcheville.

En 2009, l’Aqualude ouvrait ses portes dans le quartier mantais du Val fourré. En décembre 2013 venait le tour de l’Aquasport, à Mantes-la-Ville, dans le cadre du nouveau quartier Mantes université. Aujourd’hui, la Camy souhaite que l’UCPA, qui les gère, parvienne à augmenter leur activité, et donc leur financement. Pour le président de la Camy depuis 2014, Paul Martinez (UDI), se pose alors la question de la pérennité de la piscine communale de la rive droite : « Porcheville aura du mal à assumer seule le fonctionnement de la piscine. Il me semble que les deux piscines de Mantes pourraient suffire à accueillir toute l’activité du territoire. »

Déjà, l’an dernier, la Camy a supprimé les 200 000 € de subvention prévues pour aider la commune à entretenir sa piscine. Alors, le maire de Porcheville, Paul Le Bihan (SE), ne goûte que fort peu l’idée d’une fermeture, alors même qu’il a toujours souhaité que cet équipement devienne intercommunal, une proposition refusée par le conseil communautaire, et notamment par ses élus mantais. « Mantes n’avait pas besoin de deux piscines, sauf à répondre à des promesses électorales, peste aujourd’hui l’édile porchevillois. Je ne vois pas pourquoi on inverserait les rôles et les problèmes : il fallait y réfléchir à ce moment-là. »

Photo : de gauche à droite, l’Aqualude du Val fourré, l’Aquasport de Mantes-la-Ville, et la piscine de Porcheville.