« L’usine de Renault Flins passe à l’orange ! », titre, enthousiaste, le dernier tract distribuée aux salariés par la CFDT. Il faut dire qu’avec 30,10 % des voix des quelques 2000 salariés à avoir voté mardi 20 mars, le syndicat passe premier, et double le score réalisé en 2011.

« C’est un score historique. C’est vraiment le travail d’action syndicale au quotidien, sur le terrain, sur les conditions de travail, auprès des salariés, qui a payé », se réjouit Haffan Ajellal, trésorier de la CFDT de l’usine. Son syndicat détient aujourd’hui le plus grand nombre de sièges dans les deux instances représentatives : 4 au comité d’établissement (CE), et 7 pour les délégués du personnel. « Nous allons continuer à nous battre pour l’amélioration des conditions de travail, des augmentations de salaire, et surtout, défendre l’avenir de notre usine, assure l’élu au comité d’établissement. Il faudra être sur ces sujets-là avec l’arrivée de la Micra. »

Arrivée seconde, la CGT récolte 24,60 % des voix. Elle perd sa prédominance chez les délégués du personnel, et reste le second syndicat au CE. « Près d’un travailleur sur trois refuse la politique de Renault et pense qu’il faut s’opposer fermement aux attaques de la direction de Renault qui ne manqueront pas », analyse le syndicat dans son tract post-électoral.

Le grand perdant du scrutin est finalement FO, historiquement dominant à l’usine de Flins. Encore majoritaire au CE aux élections de 2011, avec 38 % des voix, les salariés n’ont cette fois-ci voté qu’à hauteur de 21 % en faveur de l’organisation syndicale. « Nous sommes déçus du résultat, les salariés ont jugé que nous n’étions n’était pas assez efficaces, je suppose, commente Jérôme Launay, délégué FO. Nous allons essayer, pendant les quatre ans à venir, de nous mettre en marche pour plaire à nouveau aux salariés. »