Dans la zone industrielle de Limay – Porcheville, l’aciérie Alpa, c’est 502 000 tonnes de fers à béton produites en 2013 à partir de ferraille, dont la majeure partie est exportée vers les chantiers du monde entier. L’usine, qui existe depuis 1974, souhaite passer son autorisation de production de 550 000 à 700 000 tonnes annuelles. Une enquête publique, obligatoire, est actuellement en cours.

Les 261 salariés du site réalisent 30 coulées de 77 tonnes de métal en fusion par jour. L’augmentation passerait par une fréquence et une quantité accrues, soit 34 coulées de 80 tonnes. Les autres conséquences concernent les augmentations de la consommation d’eau, du nombre de camions (de 219 à 260 par jour, Ndlr), ainsi que des rejets dans l’air et en Seine.

Dans le cadre de sa demande d’autorisation, l’Autorité environnementale a rendu un avis, dans l’ensemble positif, sur le dossier d’Alpa. En particulier, elle valide la croissance de la consommation d’eau d’un peu plus de 500 000 m3 à 600 000 m3, ainsi que de celle des rejets en Seine, même si elle regrette l’absence de mesures en cas de sécheresse. Tout n’est cependant pas accepté par l’Autorité environnementale. Dans son rapport, elle refuse de valider l’autorisation de rejeter plus de métaux en suspension dans l’air, l’entreprise ne le justifiant pas suffisamment dans son dossier.

L’Agence régionale de santé (ARS), dont l’avis figure dans le rapport d’évaluation environnemental, donne également des avis favorables. Elle émet cependant des réserves pour le niveau sonore non conforme, une situation préexistante. L’ARS indique que des mesures compensatoires devront être étudiées si le bruit génère des plaintes. Contacté par La Gazette, le groupe Riva, propriétaire d’Alpa comme du site métallurgique Iton-Seine (Bonnières-sur-Seine), n’a pas pu commenter la situation dans les délais impartis à la publication de cet article.