« L’idée est d’offrir le meilleur service possible, car nous vivons du don des gens », affirme Jean-François Luthun, PDG du Relais val de Seine. Les collectes de vêtements de l’Ouest parisien et d’une partie de la Normandie, centralisées par l’entreprise à but socio-économique (EBS) de Chanteloup-les-Vignes, représentent environ 5 000 tonnes par an.

Engagée depuis 20 ans dans une démarche entrepreneuriale et sociale, le Relais travaille actuellement sur un projet pilote de bornes connectées, afin de connaître en temps réel et à distance le taux de remplissage de celles-ci. Une phase-test est en place depuis quelques semaines pour jauger la pertinence du modèle économique du projet. Le parc de collecte du Relais val de Seine est aujourd’hui de 1 000 conteneurs textiles. Prochainement, une étape semi-industrielle devrait être franchie.

Entre 20 et 30 bornes de collecte, situées sur de la zone couverte par le Relais Val de Seine, seront équipées de capteurs à ultra-sons conçus par la sociéte iSwip, spécialisée dans la production d’objets connectés. Il n’y avait jusqu’ici pas de moyens d’identifier le niveau de remplissage des bornes. Les bornes connectées offriront des données et des coordonnées géographiques, permettant de respecter les donateurs et les partenaires des Relais. « Grâce au Relais France nous avons travaillé sur l’optimisation et les fréquences de passage », explique Jean-François Luthun.

Pour le PDG de la société chantelouvaise, il est indispensable d’offrir un service de qualité pour les habitants, mais aussi pour les villes ou supermarchés qui accueillent les conteneurs. « Nous n’avons jamais eu de problème particulier, mais si quelqu’un vient pour déposer des vêtements et qu’il voit que ça déborde… »