« Nous regrettons que le budget fédéral ne puisse pas suivre, le syndicalisme de bonne volonté ne suffit pas », rapporte un congressiste d’une voix frêle à la reprise des travaux en début d’après-midi. Les prises de paroles des employés des services publics et de santé, syndiqués FO en Île-de-Farnce (hors Paris, Ndlr), ont souvent remis en cause la pratique de terrain ou le manque de « niaque » de certains de ses adhérents.

« Nous devons virer tous ceux qui ne veulent rien foutre », soutient Gérard Dizazzo, délégué à Aulnay-sous-Bois, avant d’alerter « [ses] camarades » sur les pratiques en cours dans les communes où « on privatise, on supprime et on enlève des postes dans tous nos secteurs. » Pour une représentante du personnel de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, regroupant 12 communes du Val-d’Oise et Maurecourt (Yvelines), le troisième syndicat de France se doit d’être « très attentif » à « la mutualisation » des services au sein des Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

« Ça va être la mort de nos communes ! Vous avez conscience qu’en mutualisant nos communes n’auront plus la parole. Il faut défendre nos agents pendant la mutualisation, il faut rester vigilants », alerte la militante. Sur cette question, le secrétaire départemental FO 78 services publics, Sébastien Chiovetta, attend toujours des informations du président du pôle métropolitain Grand Paris Seine aval, Philippe Tautou (UMP).