« Plusieurs élèves ont dessiné des logos qui ont été exposés au CDI, et on pouvait voter en mettant le numéro de celui qu’on préférait dans la boite à voter », explique Amel Mrabet, élève au collège Jean Zay. Le 27 mai, jour où la patrie se montrait reconnaissante envers l’homme politique de la quatrième République, les élèves et le personnel de ce collège de Verneuil-sur-Seine découvraient les résultats de leur vote.

Parmi la vingtaine de logos proposée par des élèves de 4ème, le choix s’est fait sur un dessin mettant en avant l’attribut le plus représentatif de Jean Zay : ses lunettes. Mais à part cela, que représente ce « grand homme » aux yeux des collégiens ? « Je ne sais pas », « il a été enterré au Pentagone », « je ne veux pas dire de bêtises mais il ne faisait pas partie de la résistance ? » Les réponses des quelques collégiennes assises sous un arbre à la sortie de l’établissement, sont timides.

Malgré l’entrée au Panthéon de cette figure du Front populaire et de la résistance française, une semaine plus tôt, les souvenirs sont vagues. Même si elle reconnait que l’on demande aux élèves « en 3ème ou en 4ème de faire des exposer ou de travailler » sur Jean Zay, Anissa Haffaf n’a pas été marquée par ses faits d’armes.