Qui est à l’origine du projet We-co ?
Ce sont deux associations. L’association Les compagnons bâtisseurs, qui a cinquante ans d’expérience et aide les populations défavorisées à se réapproprier leurs logements, et l’association Quatorze, beaucoup plus récente, qui a pour objectif l’expérimentation et la promotion d’une architecture qui soit sociale et solidaire.

Comment se met en place la collecte des fonds ?
Nous faisons appel aux dons des particuliers en passant par la plateforme des Petites pierres. C’est une plateforme spécialisée dans toutes les actions qui essaient de lutter contre le mal logement. Elle est soutenue par la fondation Somfy qui abonde chaque euro qui est donné. Pour chaque euro donné par un particulier, le projet reçoit deux euros. Nous avons lancé la campagne le 6 avril, et aujourd’hui nous sommes à 65 %. Il nous reste encore un mois pour atteindre notre objectif de 15 000 euros.

Comme avez-vous été alertés de l’existence de ce bidonville ?
Le projet We-co avait déjà eu une première édition en 2014 dans le bidonville de Montreuil (Seine-Saint-Denis, Ndlr). Depuis nous cherchions un nouveau terrain, et c’est le Secours catholique qui nous a contacté pour nous dire qu’il y avait un problème sur ce bidonville de 200 habitants où il y a zéro sanitaire.

Comment les habitants du bidonville vivent aujourd’hui ?
C’est une situation de grande précarité, ils sont un peu livrés à eux-mêmes. Ils ont construit des sanitaires autour de leur bidonville, qui ne sont pas le plus fonctionnel possible. Le projet We-co se base sur la participation des bénéficiaires, on essaie de les inclure dans le projet de la conception à la construction. Nous les rencontrons une fois par semaine, ce qui nous permet d’établir une relation de confiance avec eux, pour leur proposer une réponse qui corresponde à leur situation. Le projet prend en charge la préfabrication des sanitaires et ensuite nous proposons un week-end de construction, avec les habitants et une quarantaine de bénévoles mobilisés.