L’éco-pâturage est à la page en vallée de Seine. Après l’initiative du syndicat intercommunal d’assainissement de Meulan Hardricourt Les Mureaux, pour le compte de sa station d’épuration, puis celle de l’usine Renault de Flins-sur-Seine, la ville de Conflans-Sainte-Honorine utilise elle aussi des montons pour tondre ses pelouses.

Depuis deux semaines, cinq moutons de la ferme d’Écancourt de Jouy-le-Moutier (Val d’Oise) sont installés sur le niveau inférieur des terrasses Gévelot. Ils rejoindront ensuite le parc du Prieuré, accolé à celles-ci. « Les premiers projets portés par des collectivités étaient ceux de militants, témoigne Vincent Bourrel, co-fondateur de l’association Entretien, nature et territoire. Maintenant ce sont des suiveurs mais il y a des raisons de fond, c’est du bon sens. »

Respectueux de l’environnement, l’éco-pâturage contribue à la biodiversité urbaine et produit moins de gaz à effet de serre que les outils généralement utilisés pour entretenir les espaces verts. Les moutons peuvent aussi avoir une fonction sociale, explique Vincent Bourrel : « c’est l’animal médiateur, ça crée l’attractivité sur le site. »

D’après le responsable associatif, cette pratique permet de faire « des économies de fonctionnement » et serait « aussi bien que le travail de l’homme et des machines » si le « chargement » (le nombre d’animaux, Ndlr) est important. A partir du mois de septembre, Conflans-Sainte-Honorine « accueillera également des chèvres au niveau de l’ancienne cascade afin de débroussailler ce vestige historique », précise Charles Prélot, Adjoint au maire délégué à l’Environnement.

« Concrètement, faire appel à une entreprise n’était pas possible, et le seul moyen que l’on a trouvé était de faire venir des chèvres, mais des chèvres de montagne. Il n’y a que ce type de chèvre qui peut faire ce boulot pour débroussailler et libérer l’espace », soutient le maire Laurent Brosse (LR, ex-UMP), satisfait de pouvoir associer « apport technique » et « animation. »