Depuis sa création au lendemain de l’élection d’un maire FN dans leur commune, ces Mantevillois issus de toutes les chapelles des gauches locales ont fondé un Collectif de réflexion et d’initiatives citoyennes (Cric). Depuis un an, leurs différentes actions les ont fait connaître, des débats publics à la diffusion d’une revue papier, Contrepoints.

Alors, lors de leur première assemblée générale, les membres de l’association, dont une vingtaine était là, se sont réjouis de cette dynamique, avant de réélire Romain Carbonne comme président. Ils ont néanmoins regretté de n’avoir pas suffisamment été au contact des Mantevillois, en particulier des plus modestes.

Cric à brac pour tous

Le Collectif de réflexion et d’initiatives citoyennes (Cric) propose, samedi 27 juin, à partir de 14 h à l’ancienne librairie mantevilloise La réserve, une après-midi festive, gratuite et ouverte à tous. Sont prévus pour l’occasion des concerts, une exposition de photos, des stands variés, des échanges d’objets ainsi que la présence d’une ludothèque itinérante et celle des libraires de La nouvelle réserve limayenne.

Le Cric, un Décil en puissance ?

Présent lors de l’assemblée générale, Joël Mariojouls, fondateur en 2000 de l’association mantaise Démocratie et citoyenneté locales (Décil), conseiller municipal mantais d’opposition depuis 2008, a établi un parallèle entre les deux associations.

« Que vous le vouliez ou non, vous existez maintenant : dans le paysage politique local de l’agglomération mantaise, soyez sûrs que tout le monde vous observe, les a-t-il félicités. Pour l’instant, vous avez la chance de ne pas avoir d’élus. Si, à un moment donné, après avoir bien débattu, il y en a qui iront aux élections, cela se fera naturellement. »

Des propos suivis d’une sévère mise en garde, du haut de sa propre expérience de transformation d’une association citoyenne, après quelques années d’existence, en groupe politique : « Les problèmes que vous avez constatés (de manque de temps et de contacts avec la population, Ndlr), nous ne les avons jamais résolus. »