« Je vous informe par le présent courrier que la commune met à votre disposition un local à titre gracieux (…) à partir du lundi 14 septembre 2015 », précise l’édile dans une lettre envoyée aux deux présidents des groupes d’oppositions, Eddie Aït (PRG) de Pour Carrières, notre ville, notre avenir, et Anthony Effroy (DVD) de Bien vivre à Carrières.

Ce local de 12 m², partagé par les deux groupes, est équipé d’un bureau, de chaises, d’un ordinateur, d’une imprimante et de deux armoires de rangement. Il est situé à la même adresse de l’ancienne mairie de Carrières-sous-Poissy, également ancien siège de la communauté d’agglomération des deux rives de Seine.

« La répartition du temps d’occupation doit se faire d’un commun accord entre ces groupes », indique le courrier avec en-tête municipal. Considérant cette décision comme « une avancée », Anthony Effroy affirme néanmoins que cette décision est un droit régit par la code général des collectivités territoriales et qu’’il est « regrettable que celle-ci intervienne plus de 18 mois après sa prise de fonction et fasse suite à une mise en demeure du Préfet des Yvelines. »

EDDIE AIT EN DEMANDE ENCORE PLUS

L’ancien maire de Carrières-sous-Poissy, Eddie Aït, fait les mêmes constats que son confrère de l’opposition, mais sans aucune satisfaction. Le conseiller régional PRG explique dans un communiqué que « les élus de l’opposition pouvaient disposer d’un bureau en Mairie » durant son mandat entre 2008 et 2014.

De plus il regrette que « le maire refuse encore le prêt de salle à l’opposition municipale pour tenir des réunions publiques et l’accès aux documents administratifs. » Sur ces dossiers, il explique avoir d’ailleurs saisi les services de l’État. Eddie Aït affirme vouloir rester vigilant dans l’intérêt de la population : « Tout n’est pas permis. Le Maire n’est pas au-dessus de la loi. »