Les communes encouragent l’engagement des jeunes yvelinois. Andrésy, Triel-sur-Seine et Achères (cf. photo, Ndlr) sont en train de mettre en place un outil citoyen à destination des primaires, collégiens et lycéens, qui souhaiteraient bâtir des projets et œuvrer à l’intérêt collectif.

« Nous souhaitons recueillir leurs besoins car nous n’avons pas vraiment d’idées à ce sujet, explique Sandrine Perron-Hardy, conseillère municipale de Triel-sur-Seine, déléguée à la jeunesse. On leur demande donc d’être représentants de leur quartier et de proposer des projets ». Même si la forme reste à définir (le budget dédié, l’effectif exact et le nombre de réunions), le fond est là : l’assemblée se veut un espace fédérateur, d’union et de concertation.

Assemblée citoyenne, conseil municipal des enfants ou conseil communal des jeunes, plusieurs termes pour définir une seule idée : l’engagement ! En novembre, Andrésy organisera les premières élections pour le conseil municipal des jeunes. Il s’agit de réunir une vingtaine d’individus, de la 6ème à la 3ème, pour une durée de deux ans. A la clé, la mise en forme de projets qu’ils auront construit de A à Z.

« L’avenir d’Andresy passe aussi par eux, il faut qu’ils puissent donner leur avis et qu’on sache, par exemple, si la programmation culturelle leur plaît, annonce Jean-Pierre Dos Santos, maire adjoint en charge de la démocratie de proximité. On ira jusqu’au bout de ce qui est réalisable grâce à un accompagnement, un budget défini et des champs d’actions déterminés ».

Du côté d’Achères, un remaniement est de rigueur ! Jusqu’à l’an dernier, la ville accueillait un conseil municipal des enfants, pour les élèves de primaire, et un conseil communal des jeunes, destinés aux collégiens et lycéens. « On a constaté que l’ancien dispositif était entrain de s’essouffler », avoue Elodie Sornay, première adjoint au maire, chargée de la jeunesse.

Pour retrouver un second souffle, la municipalité a donc fait du benchmarking pour s’inspirer des villes environnantes et de celles ayant plus de 20 000 habitants. Désormais, cette rentrée amorce une fusion des deux entités. Il y aura moitié moins d’élus : 33 au lieu de 66. Comme le précise Elodie Sornay, l’objectif était de s’adapter pour « savoir comment mieux mobiliser ».

A travers le conseil municipal des jeunes, les différentes communes de la vallée de Seine souhaitent transmettre l’engagement citoyen. « Il permet l’apprentissage de la démocratie, qui est un point important de la société actuelle », souligne Elodie Sornay, première adjointe au maire d’Achères, chargée de la jeunesse. Avant d’ajouter : « Nous avons la volonté qu’ils aient une réelle connaissance de la vie municipale et de l’engagement tel qu’on le conçoit ».

Pour cette nouvelle rentrée, Andrésy aussi aspire à sensibiliser les jeunes à la vie institutionnelle : « Nous souhaitons leur montrer la manière dont fonctionnent les institutions françaises, en organisant une rencontre avec le président de l’intercommunalité, une visite du Sénat et du Parlement européen », annonce Jean-Pierre Dos Santos, maire adjoint en charge de la démocratie de proximité.

Le conseil municipal des jeunes est une façon plus ludique d’assister, de l’intérieur, aux rouages de la vie politique : des aspirations de chacun, au vote du projet, en passant par les contraintes budgétaires. D’une certaine manière, il s’agit aussi d’appréhender les problématiques auxquelles ils seront confrontés en tant que futur adulte mais sans la pression supplémentaire.