Dans le cadre de la loi Transition énergétique pour la croissance verte, votée cette année, et la conférence internationale Cop 21 sur les changements climatiques, qui se tiendra à Paris en décembre, les collectivités locales s’engagent pour développer de nouveaux modes de consommation et de déplacements.

Aux Mureaux, le pôle d’innovation Seinergy lab (encadré) est engagé dans cette perspective à travers la recherche et des partenariats. « Nous introduisons aussi la dimension sociale, c’est pour cela qu’il y a un grand plan à destination des écoles », précise Michel Vignier, conseiller municipal (DVG) des Mureaux.

LE SEINERGY LAB EN CHIFFRES

– 6 soutiens institutionnels, dont l’Union européenne, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’Energie et le conseil départemental des Yvelines.
– 1 appartement expérimental, et plusieurs configurations possibles pour tester la conservation et les pertes de chaleurs.
– 25 projets en gestation.
– 8 établissements d’enseignement supérieur ou organismes de formation partenaires, dont l’Université Paris-Seine, l’Université Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines et L’Aforp.
– 700 000 euros d’équipements technologiques.
– 16 entreprises ou industriels membres.

Le territoire de la vallée de Seine constituera une grande intercommunalité dès 2016 et semble bien décidé à agir de concert sur la question du développement durable. Les communautés d’agglomération de Mantes en Yvelines (Camy) et Seine et Vexin ont organisé ensemble, le 18 septembre au Campus EDF des Mureaux, les premières Assises de la transition énergétique. Des tables rondes sur différentes thématiques ont été organisées toute la journée en présence des élus du territoire. La rénovation des logements, la réduction de la consommation d’énergie ou encore « le zéro déchet » étaient à l’ordre du jour.

« On incite les maires à faire des choses, mais c’est difficile avec les baisses de dotations de l’État », considère Béatrice Destison, adjointe au développement durable à Villennes-sur-Seine (DVD). Alain Vallet, directeur de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie d’Île-de-France (DRIEE), admet cet état de fait et conseille aux élus de « travailler en inter-communautés » pour contrer ses difficultés financières. « Nous sommes dans la même galère, donc nous devons faire les choses ensemble. »

Entre volontés politiques et limites budgétaires, les moyens d’actions semblent limités. « C’est dans le foisonnement des réponses technologiques aux problèmes exposés que nous trouverons notre salut », estime Paul Martinez (UDI), président de la Camy.