La contestation était de rigueur samedi. En effet, les représentants syndicaux des enseignants du lycée Saint-Exupéry ont montré leur indignation. Ce mouvement fait suite au refus par l’administration d’accorder dix heures supplémentaires au lycée. Dix heures hebdomadaires dont le chef d’’établissement a besoin pour aménager l’emploi du temps global du lycée.

« D’ordinaire, il s’agit d’une simple formalité, a précisé Michel Chastan, représentant du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES) Fédération syndicale unitaire (FSU). Aujourd’hui, on fait des économies sur la qualité de l’enseignement : on mélange des séries pour enseigner une même matière et on a des classes avec 35 élèves ».

Depuis 2010, les heures allouées à l’établissement ont été réduites de 23 heures tandis que l’effectif global a lui augmenté de 221 élèves. « Il y a de moins en moins de moyens alloués pour nos enfants, c’est injuste », a estimé Christine Jakobik, représentante de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE).