Manon Papelier a 25 ans et n’a rien fait comme les autres. Quand la jeune femme intègre Sciences Po Lille il y a quelques années, son rêve est bien loin des Mureaux et de la police, elle envisageait plutôt une carrière dans le journalisme sportif. Cette passionnée d’athlétisme n’a d’ailleurs pas remisé ses baskets au placard puisqu’elle court tous les midis ou presque, lorsqu’elle « a une pause et pas d’imprévus »Décidée à se lancer dans la police à la fin de son cursus, elle assume une « vocation née tardivement » avec comme principale envie de « travailler au service du public et de l’intérêt général ».

Forcément concernée par la thématique de la sécurité et après plusieurs stages, elle se lance dans le concours de commissaire dont elle sort major. Femme d’action, pragmatique et dynamique (« voir fatigante », elle laisse planer le doute avec le sourire). Manon Papelier gère un peu plus d’une centaine de policiers, un rôle et une pression nouvelle pour cette jeune femme qui a choisi de découvrir « le terrain » aux Mureaux, où les problématiques sont nombreuses. Une femme adjointe, pas une nouveauté puisque du côté de Mantes-la-Jolie une directrice et une adjointe viennent tout juste d’être nommées.