Est-ce que la campagne a vraiment commencé pour vous ?

La campagne a commencé pour moi il y a très longtemps. Je ne suis pas parti en vacances pour réussir à rassembler les socialistes et commencer à rassembler la gauche. Elle a commencé depuis longtemps mais elle a des temps différents. Je n’ai pas voulu me faire imposer le temps de la campagne. Les médias sont chronophages, on demande le programme tout de suite, donc j’ai serré les dents.

J’ai fait le tour de chacun des départements, j’ai réussi à faire voter les listes, j’ai commencé à avoir des contacts avec les partenaires, les radicaux en particulier, et j’ai lancé la campagne participative. Au moment où je vous parle, on a près de 10 000 contributions qui nous sont remontées et qui serviront au programme que je dévoilerai jeudi matin.

Qu’est-ce que vous pensez du vote référendum (pour l’unité de la gauche et des écologistes, Ndlr) lancé par Jean-Christophe Cambadélis (premier secrétaire du parti socialiste, Ndlr) ?

Je l’ai soutenu dès le départ. C’est un véritable coup de clairon qui est posé, notamment en direction de ceux qui nous préoccupent le plus aujourd’hui, les électeurs qui ont voté à la primaire, à la présidentielle et pour les législatives, et qui se sont ensuite réfugiés dans l’abstention, alors qu’il y avait la possibilité de voter pour tout l’arc électoral, de l’extrême droite à l’extrême gauche. C’est cet électorat qu’il faut ramener à l’espérance et aux urnes.

Quelle est la problématique la plus urgente en Île-de-France, dans le cadre du futur Grand Paris et des regroupements intercommunaux ?

Cette campagne va se dérouler aussi sur les valeurs ! Quand on voit le débat qui s’est installé entre la droite et l’extrême-droite. Sur les réfugiés, sur le blocage de la construction de logements sociaux dans toutes les municipalités passées de gauche à droite aux dernières élections municipales, ou sur les discours concernant la suppression d’un fonctionnaire sur deux, on est de nouveau sur une confrontation sur le thème des valeurs.

La première rencontre que j’aurai sera avec les opérateurs de transports, sur la sécurité des femmes. Parce qu’on ne peut pas constater que nos mères, nos sœurs, nos femmes s’interdisent de transports après une certaine heure.

En ce qui concerne les Yvelines, est-ce qu’il y a un projet que vous souhaitez porter ?

Il faut vraiment qu’on arrive à fixer la dernière étape du financement de la ligne Éole, c’est quelque chose qui est très attendue par les populations du Mantois. On voit très bien ce que peut représenter cette impression d’assignation à résidence quand les transports ne sont pas au rendez-vous. Au dernier comité interministériel, il y a eu des assurances qui ont été données sur le financement.

L’autorisation a été donnée à la SGP (Société du Grand Paris, Ndlr) de lancer eux-mêmes le marché concernant l’automatisation de la ligne. Et pour la grande couronne, je veux aussi qu’on reprenne la carte du transport de nuit.