Le sociétaire du Boxing amical Les Mureaux-Chanteloup est devenu le troisième boxeur français a remporter un titre de champion du monde amateur. Avant lui, seuls Jérome Thomas (-51 kg) et William Blain (-64 kg) avaient réussi cet exploit. Opposé en finale au Kazakh Ivan Dychko (2,05 m), tête de série numéro 1, Tony Yoka (1,96 m) a remporté son combat avec la faveur des trois juges (à chaque fois 29-28) sur le ring de Doha (Qatar) jeudi 15 octobre.

Médaillé de bronze cette année aux Jeux européens à Bakou (Azerbaïdjan), le boxeur de 23 ans valide son billet pour les prochains Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016. Il tentera de prendre sa revanche, après avoir été éliminé au stade des huitièmes à Pékin en 2012. Tony Yoka bénéficie d’une salle d’entraînement à Chanteloup-les-Vignes, mise à sa disposition par la ville dans le cadre d’un partenariat. Il pratique la boxe depuis l’âge de 6 ans et continue à se rendre à l’Insep (Vincennes) quelques fois par semaine.

« Il a confirmé tout ce qu’on pressentait de lui depuis les juniors. C’est pourquoi, du fait du manque de partenaires d’entraînement dans sa catégorie, il a eu un dispositif de préparation adapté, beaucoup tourné vers les professionnels avec qui il est allé croiser les gants », a expliqué Kevin Rabaud, directeur technique national de la fédération française de boxe, à L’Equipe. « Je ne pensais pas en arriver là si vite (…) Merci à Luis Mariano Gonzalez, mille mercis à Mehdi Nichane, Mokhtar Hadjri et tous les autres, va falloir faire la même à Rio. Un grand merci à celle qui me maintient les pieds sur terre, Estelle Mossely (…) Et surtout une grande dédicace à mon «shiotar» qui nous a quitté (en mars dernier, Ndlr) Alexis Vastine. C’est pour toi aussi mon frère », a déclaré Tony Yoka après sa victoire.