Le 16 octobre dernier, les policiers ont interpellé un homme soupçonné de se livrer à une revente de cannabis dans le quartier de la Noé, à Chanteloup-les-Vignes (cf. notre journal numéro 9). Suite à cette arrestation, l’avocat du suspect, maître Jean-David Scemama, a décidé de déposer plainte, lundi 26 octobre, pour violences volontaires aggravées. Le parquet a donc ouvert une enquête et saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).Une habitante du quartier de la Noé a tourné une vidéo dans laquelle on peut voir l’interpellation à l’origine de la plainte. Dans le cadre réduit d’un smartphone, on voit notamment le suspect se faire frapper par un policier avant de tomber au sol et d’être traîné jusqu’à la voiture située à proximité.

« L’intervention de la police doit se faire dans le respect des lois, il n’y a aucune raison pour que l’interpellé soit violenté quelle que soit la situation dans laquelle se trouvent les policiers », annonce Gérald Casson, président de la section de la ligue des droits de l’homme de Conflans-Sainte-Honorine. La situation est compliquée car ils font face à des situations difficiles dans lesquelles ils estiment qu’il y a un challenge de reconquête de territoire, face à des jeunes qui estiment faire pareil ! »

Une semaine après l’interpellation, la ville de Chanteloup-les-Vignes a connu un épisode d’incendies de véhicules et de dégradations d’équipements municipaux (cf. l’édition numéro 10). Catherine Arenou (DVD), maire de la ville, s’est dit être dans une « incompréhension absolue » : « On a le sentiment qu’il y a une collusion entre les institutions et les autorités ». Avant d’ajouter : « Au final, ces réparations se font au frais de la municipalité et donc, des contribuables ».

Dans un communiqué de presse, maître Jean-David Scemama indique que la plainte déposée concerne également les motifs de non-assistance à personne en danger et faux en écriture publique visant les six fonctionnaires signataires du procès-verbal d’interpellation. En effet, il estime que les termes du procès-verbal « se trouvent être intégralement contredits par l’enregistrement vidéo ». Quant au suspect, il devra répondre de ses actes supposés, fin novembre, devant le tribunal correctionnel de Versailles.